Le homard pêché par les Autochtones est sur une «liste noire»

Le chef de la Première Nation à l’origine d’une pêche au homard « de subsistance » en Nouvelle-Écosse affirme que le vandalisme récent et la perte de ventes potentielles ont coûté plus de 1,5 million $ à sa communauté.

Mike Sack, chef de la nation Sipekne’katik, a indiqué mercredi dans un communiqué que sa communauté avait été inscrite sur la « liste noire » des acheteurs de homard. Il soutient que la Première Nation ne peut pas vendre le homard pêché par ceux qui participent à cette pêche autoréglementée dans la baie Sainte-Marie – ou même par les autres bateaux titulaires d’un permis de pêche commerciale dans la baie de Fundy.

La Cour suprême du Canada a confirmé il y a 21 ans le droit des communautés autochtones de l’est du pays de chasser et de pêcher pour « s’assurer une subsistance convenable ». Les pêcheurs allochtones contestent cette pêche parce qu’elle a lieu en dehors de la saison commerciale réglementée par le gouvernement fédéral.

Une porte-parole de la nation Sipekne’katik a déclaré que les 11 bateaux poursuivront leur « pêche de subsistance ».

Le chef Sack précise toutefois que les trois bateaux de la communauté utilisés pour la pêche commerciale réglementée dans une zone adjacente où la pêche a été autorisée la semaine dernière ont été retirés de l’eau en raison de « l’intimidation et des embargos sur le marché », qui ont commencé lorsque les Sipekne’katik ont lancé leur pêche de subsistance le 17 septembre.

Selon M. Sack, la communauté cherche un moyen de vendre les homards de la pêche de subsistance grâce à une exemption provinciale.

M. Sack doit par ailleurs comparaître mercredi soir, à distance, devant le Comité permanent des pêches et des océans de la Chambre des communes.