Miss Univers Canada: une Acadienne dans le top-10

L’aventure de Dominique Doucette, seule candidate originaire du Nouveau-Brunswick au concours Miss Univers Canada, s’est finalement arrêtée à Toronto en fin de semaine.

La jeune femme âgée de 25 ans originaire de Campbellton a fait un grand bout de chemin, mais n’a toutefois pas été en mesure de remporter le concours. Ce faisant, elle ne représentera donc pas le pays lors de la finale internationale. Le lieu et la date de celle-ci n’ont pas encore été dévoilés.

La gagnante cette année est Nova Stevens, de la région de Vancouver.

Dominique Doucette a remporté l’édition jeunesse (Miss Teen Univers) de ce concours en 2015. La finale s’était alors déroulée au Panama. L’Acadienne tentait donc un retour à la compétition afin de conquérir le titre adulte.

«C’était vraiment une belle expérience, je ne regrette pas une seconde d’y avoir participer», a-t-elle confié au journal lundi en direct de Toronto, quelques instants à peine avant de prendre son avion de retour pour Québec, où elle vit.

C’est là, dans la Ville Reine, qu’elle a passé la dernière semaine, entourée de la quarantaine de participantes de partout au pays ayant été sélectionnées pour la finale.

«On a fait nos premiers défilés jeudi devant les juges et vendredi c’était l’entrevue. Samedi c’était les coupures. J’ai fait le top 20, puis le top 10. Malheureusement, ça s’est arrêté là pour moi, je n’ai pas fait la coupure pour le top 5», raconte-t-elle, fière de s’être rendue aussi loin dans la compétition.

«Je suis vraiment très contente. C’était très relevé comme compétition, une très belle expérience. C’était un retour pour moi dans l’univers des concours, et ça s’est très bien déroulé malgré les circonstances entourant la COVID-19. Disons que ça a rendu les choses particulières», admet-elle.

Parmi ces choses, beaucoup moins d’interaction entre les candidates, moins d’activités au programme durant la semaine, les organisateurs voulant s’assurer que les participantes aient le moins de chance possible de contracter le virus. La présentation de la finale s’est également déroulée dans une salle sans public.

«Habituellement, je canalise beaucoup l’énergie de la foule, cette fébrilité que l’on retrouve dans l’air. Ça manquait un peu, mais dans les circonstances, c’est compréhensif, c’est une question de sécurité», relate-t-elle.

Pour la suite des choses, Dominique ne ferme pas la porte à une seconde tentative l’an prochain, mais ne précipite rien non plus.

«C’est certain qu’en ce moment, j’ai le goût de réessayer. Surtout que plusieurs des gagnantes précédentes ont tenté leur chance deux, trois et même quatre fois. Mais j’ai aussi beaucoup d’autres projets en tête, dont un perfectionnement à l’université. Je vais prendre du temps pour moi, bien réfléchir à tout ça avant de prendre une décision, car ce type de concours demande tout de même beaucoup de sacrifices», souligne-t-elle.

À noter que bien qu’originaire du Nouveau-Brunswick, Mme Doucette représentait officiellement le Québec puisqu’elle y habite depuis quelques années maintenant.