La Légion d’honneur pour Réginald Basque

Il reste seulement environ 300 anciens combattants du Canada ayant servi durant la Seconde Guerre mondiale. L’un d’eux, Réginald Basque, de Tracadie, a formellement reçu, ce week-end, la médaille de la Légion d’honneur, grade de chevalier, la plus haute distinction offerte par la France.

La cérémonie a eu lieu dimanche à l’Académie Sainte-Famille, à Tracadie. Réginald Basque, âgé de 96 ans, avait déjà reçu la médaille par la poste, mais la cérémonie, organisée par la filiale 45 de la Légion royale canadienne, à Tracadie, se voulait plus formelle.

La médaille de la Légion d’honneur se veut un hommage à son engagement sur le front européen à combattre la présence nazie durant la Seconde Guerre mondiale, qui a pris fin il y a 75 ans. Un peu moins de 20 personnes se sont réunies dans une vaste salle pour rendre hommage à M. Basque, qui s’est engagé au sein du régiment du Lac Supérieur, à Saint-Jean, au printemps 1943.

M. Basque a aussi reçu dimanche une épinglette commémorative et un certificat du ministère des Anciens combattants du Canada pour souligner son engagement durant le conflit 1939-1945 et son dévouement envers son pays.

M. Basque est parti en Europe au début de 1944. Il a pris part à plusieurs batailles importantes de la guerre, dont les batailles de Caen, de Falaise et de Bretteville. Il a aussi été présent pour plusieurs autres batailles face à la résistance allemande, dont un important conflit dans la forêt du Hochwald et du Reichwald.

Alexandre Mallet, de Haut-Shippagan, a aussi été nommé chevalier par la Légion d’honneur française. M. Mallet, âgé de 99 ans, a fait partie du Corps forestier canadien en compagnie de plus de 7000 hommes. Cette unité méconnue a été fondée initialement durant la Première Guerre mondiale afin de principalement fournir du bois aux forces alliées. Après avoir été mise en dormance en 1920, elle a été réactivée en 1940.

Son rôle a cependant été primordial dans l’effort de guerre. Le bois coupé a notamment servi à reconstruire des ponts détruits par l’armée allemande lorsqu’elle battait en retraite. On s’en servait également pour la construction des traverses qui permettaient à des camions et à des chars d’assaut de franchir des terres humides.

Un autre ancien combattant acadien, Arthur Haché, de Bertrand, a reçu cet insigne d’honneur en juillet 2011.