La commissaire aux langues officielles est préoccupée par le début tardif du processus de révision de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick.

Il ne reste que 13 mois au gouvernement de Blaine Higgs pour commencer et terminer la révision de la Loi sur les langues officielles.

La dernière fois que cet exercice a eu lieu, il y a dix ans, deux années avaient été nécessaires au gouvernement de David Alward pour compléter le processus.

«La dernière fois, ç’a pris 24 mois, donc le retard m’inquiète un peu tout de suite», confie la commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, Shirley MacLean.

«C’est très important que le processus soit fait et que ça soit méticuleux. Tout le monde doit avoir la chance de faire une présentation devant ce comité», affirme-t-elle.

Selon la loi, la révision doit être terminée au plus tard le 31 décembre 2021.

Mme MacLean présume que le gouvernement créera un comité de l’Assemblée législative pour mener des consultations sur la révision et faire des recommandations au gouvernement.

Le premier ministre Higgs, qui est le ministre responsable de la loi, n’a cependant pas encore indiqué comment il entend s’y prendre.

En 2011, l’Assemblée législative avait adopté une motion afin de créer un comité spécial composé de députés pour s’occuper de la consultation. Le comité a déposé par la suite un rapport contenant 42 recommandations dont le gouvernement Alward s’est inspiré pour modifier la loi en 2013.

Plusieurs voix s’élèvent cette fois-ci pour réclamer la création d’un comité permanent sur les langues officielles à l’Assemblée législative qui pourrait notamment s’occuper de cette révision.

La semaine dernière, le président de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick, Alexandre Cédric Doucet, a confié au journal que le gouvernement a l’intention selon lui de préciser son approche concernant la révision de la Loi sur langues officielles lors de la présentation du discours du trône, le 17 novembre.

La commissaire MacLean espère elle aussi en apprendre davantage sur la révision dans le discours du trône.

«J’espère que nous allons voir ça lors du discours du trône. Peut-être qu’ils vont l’annoncer. Je ne sais pas, mais ça serait bien que ça soit fait aussi tôt que possible», dit-elle.

À son avis, il est encore temps d’effectuer une révision digne de ce nom malgré l’échéancier «si tout le monde est prêt à faire le travail qu’il faut.»

Interrogé sur le déroulement de la révision, la semaine dernière, M. Higgs s’est contenté de dire que le processus serait annoncé «avant la fin du mois de décembre».

En 2011, le comité spécial chargé des consultations avait décidé d’entendre les témoins derrière des portes closes afin d’éviter ce que la présidente du comité avait appelé un «spectacle médiatique».

Shirley MacLean espère que les consultations seront publiques cette fois-ci.

«Je pense que cette révision devrait être un processus ouvert et transparent. Tous les gens qui désirent se prononcer sur cette révision devraient avoir la chance de le faire et publiquement», affirme la commissaire.

Mme MacLean a l’intention de faire une présentation dans le cadre de la révision au sujet de ce qui pourrait être changé ou amélioré dans la loi.

«C’est nous qui faisons du travail quotidien avec la Loi sur les langues officielles alors c’est peut-être nous qui connaissons le plus comment ça fonctionne et les lacunes.»

La commissaire entend proposer à la fois de petites modifications et des changements plus substantiels.

Mme MacLean préfère ne pas dévoiler la nature de ces propositions pour le moment. Elle entend toutefois en donner un aperçu lors de la présentation du rapport 2019-2020 du commissariat, probablement avant la fin de l’année.

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