Après la fermeture de l’école Saint-Paul en 2016, des parents reviennent à la charge pour tenter d’avoir une éducation en français dans leur petite communauté.

Depuis la fermeture de l’école, la plupart des 62 élèves qui s’y trouvaient sont partis apprendre à l’école Mont Carmel de Sainte-Marie-de-Kent ou à l’école Le Sommet à Moncton.

Mais des parents souhaitent toujours le retour d’une éducation francophone dans leur district de services locaux situé dans l’ouest du comté de Kent.

Au cours de la dernière année, l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques a sondé des familles du coin et compilé des données sur l’appétit de la communauté pour une éducation francophone.

Ses trouvailles en bref: la population est à la baisse, l’anglicisation est à la hausse et plusieurs familles veulent toujours une forme d’éducation en français dans leur région.

Le rapport conclut que le District scolaire francophone sud a plusieurs options devant lui: une garderie préscolaire ou après-classe en français, un centre de la petite enfance franco avec services d’appui aux parents, des services de tutorat, et une école francophone de la maternelle à la deuxième année.

Marc Henrie, membre du Comité pour une nouvelle école francophone à Saint-Paul, aimerait voir toutes ces options réalisées.

«Ces options-là sont vraiment le strict minimum. On pense qu’on a suffisamment d’ayants-droits pour justifier cela», dit-il.

Quelques obstacles sont évidents: il y a plusieurs projets d’infrastructure scolaire sur la liste de priorités du gouvernement, et plusieurs de ces projets dans des communautés nettement plus peuplées sont actuellement en suspens.

Par exemple, la rénovation de l’École Louis-J.-Robichaud, à Shediac, est toujours sur la glace depuis 2018.

Un nouveau projet d’éducation à Saint-Paul aurait donc beaucoup de chemin à faire avant de voir le jour.

«On est très conscients que si on se fie à la méthode traditionnelle, on n’aura pas d’école. On sait qu’on ne sera jamais la priorité numéro un. Mais on pense qu’on peut proposer une solution innovatrice», dit Marc Henrie.

Il propose essentiellement que le District scolaire francophone sud s’engage à louer des infrastructures à la communauté pour y installer des programmes éducatifs.

Marc Henrie fait valoir que cela permettrait d’éviter de refiler des coûts reliés à l’infrastructure au district, et de rendre ce projet plus attrayant pour un gouvernement provincial qui hésite à dépenser – surtout en région rurale.

Il voit grand. Selon lui, ce modèle pourrait aussi permettre d’aider d’autres régions rurales où le gouvernement rechigne à dépenser en matière d’éducation.

Il reste toujours plusieurs détails à régler, et il faudrait d’abord consulter la communauté de Saint-Paul, d’après lui. Avant toute chose, par contre, il veut savoir si le Conseil d’éducation du DSFS leur donnera son appui.

«On aimerait que le conseil d’éducation se positionne sur le vouloir d’aider la communauté à atteindre ces choses-là. On ne parle pas de grand chose, ce n’est pas une école de maternelle à la huitième année», dit-il.

Pour l’instant, Paul Demers, président du Conseil d’éducation, souligne que «la communication est ouverte» avec la communauté de Saint-Paul sur cet enjeu.

Il affirme que le CED votera sur la question de l’éducation en français à Saint-Paul lors de sa prochaine réunion mercredi.

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle