Ouverture des salles d’entraînements en phase orange: «Le gros bon sens l’a emporté»

Plusieurs internautes de la région 5 en avaient gros sur le cœur après avoir pris connaissance des nouvelles règles plus souples de la mise en niveau orange annoncées jeudi pour la zone 1 (Moncton).

Tout va bien dans la zone 5 alors qu’on ne dénote aucun nouveau cas de la COVID-19 depuis quelques semaines maintenant. En fait jeudi, alors même qu’on annonçait le retour en phase orange pour la zone 1, une nouvelle positive pour le Restigouche est passée sous silence: le nombre de cas actif est finalement tombé à zéro.

Dans la communauté par contre, un sentiment d’iniquité règne, une sensation de ne pas avoir – une fois de plus – eu droit au même traitement que d’autres régions.

On comprend en effet mal pourquoi la Santé publique accorde désormais aux gymnases, salons de coiffure, barbiers et tatouages le droit de demeurer ouverts alors que ceux-ci ont agonisé à deux reprises en phase orange par le passé.

Alors que les médias sociaux se sont enflammés par moment, dénonçant ce double standard, au gymnase Studio Fitness la note est discordante. On se réjouit en effet pour la zone 1.

«Ce qu’il faut comprendre, c’est que les règles ont changé et elles sont provinciales. C’est bon pour la zone 1 en ce moment, mais on ne sait jamais quand on retombera ici aussi en phase orange, donc ces mêmes règles s’appliqueront aussi pour nous advenant que ça se produise. C’est donc une très bonne nouvelle, car ni moi, ni les coiffeuses, ni les barbiers ne voulons fermer à nouveau nos établissements», explique Christian Poirier, responsable de la salle d’entraînement.

Lorsque le Restigouche était en phase orange, M. Poirier a été très actif afin de tenter de démontrer à la Santé publique qu’elle faisait fausse route en s’attaquant à ces établissements. Aujourd’hui, il est satisfait de voir que son message a été entendu.

«Je trouvais tout simplement inconcevable qu’on impose la fermeture des gyms ou des coiffeuses qui ne voient pourtant qu’un client à la fois alors qu’on permettait aux bars par exemple de demeurer ouverts. Je crois que le gros bon sens l’a emporté, car nos établissements sont très surveillés. Ici, tout le monde porte le masque et désinfecte les machines. On est plus propre qu’un hôpital ou un supermarché et pourtant, on était les premiers à se faire fermer. C’était injuste», maintient-il.

Selon lui, le fait de changer les règles aura une incidence majeure sur la population.

«Les gyms c’est pour se mettre en forme, et quand on est en forme on est moins porté à utiliser les services de santé. Mais c’est aussi une question de santé mentale. Les gens ont besoin de bouger, surtout en temps de pandémie», souligne-t-il.

Satisfait des nouvelles mesures de la phase orange, il ajoute être prêt à fermer en cas de passage à la phase rouge.

«Je crois que tout le monde comprend bien la gravité de la situation, que les hôpitaux ont une capacité réduite et qu’il faut éviter de les faire déborder. Si on doit passer au rouge éventuellement, on fera notre part», dit-il.