Le Comité du pont d’Inkerman perd 200 000$, mais gagne un nouveau président

On n’entend plus beaucoup parler du projet de reconstruction du pont de sentiers à Inkerman. En fait, on n’en entend plus parler du tout depuis près d’un an. Deux informations notables cependant, le groupe a perdu l’investissement de 200 000$ promis par l’ex-député Robert Gauvin pour la conception des plans d’un nouveau lien et le comité a un nouveau président, en la personne de Maxime Caron.

Aucune nouvelle n’a alimenté la page Facebook du comité depuis décembre 2019. On y indiquait alors qu’on espérait une reconstruction de la structure d’ici à 2022, soit cinq ans après l’incendie d’origine criminelle qui a complètement calciné cette passerelle de bois utilisée par les motoneigistes, les véhicules tout-terrain, les cyclistes et les marcheurs, en septembre 2017.

Le projet est-il mort? Non, assure le nouveau porte-parole en poste depuis une semaine et qui prend le flambeau des mains de Glenda Robichaud.

«Il n’y a rien de mort, insiste-t-il. C’est une grosse responsabilité et je suis en train de me familiariser avec le dossier.»

Maxime Caron n’est pas un inconnu du milieu associatif et communautaire. Il a dirigé pendant près de 10 ans le réseau de complexes jeunesse dans la région, a travaillé longtemps au sein de la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick, a fait partie de la Société culturelle des Tracadilles et a siégé sur le comité du parc de planches à roulettes à la Municipalité régionale de Tracadie.

Nouvellement installé dans le secteur d’Inkerman, il a choisi de s’engager dans la cause du pont, au point d’en devenir le président du comité.

«Je le fais parce que beaucoup de personnes en profitent. Ce pont n’est pas uniquement pour Inkerman. Il sert également Shippagan, Tracadie et Caraquet. C’est un point central de la Péninsule acadienne et il vaut la peine qu’on s’y attarde. Ce pont est essentiel au développement touristique et communautaire de toute la région», croit-il.

Le Comité du pont d’Inkerman a été formé peu de temps après le brasier qui a détruit la structure de bois.

Il s’est fait également connaître à travers une loterie de chasse à l’as fort populaire en 2018. Lorsque le gros lot a été remporté en décembre, les gagnants se sont partagé la rondelette somme de 4 millions $, alors que le Comité a pu récolter 5,5 millions $. Il a ainsi mis de côté une part de 2 millions $ pour le nouveau pont, un projet d’une valeur estimée à environ 10 millions $, alors que le reste a été partagé par les organismes qui ont collaboré à la loterie.

En juillet 2018, le gouvernement libéral de Brian Gallant avait promis un montant de 300 000$ pour l’ingénierie et la conception d’un nouveau pont. Deux mois plus tard, sa défaite électorale a tué dans l’oeuf cet engagement, jusqu’à ce que Robert Gauvin, alors membre du gouvernement Higgs, a mentionné en décembre 2019 avoir réservé 200 000$ pour les plans et devis.

Un an plus tard, on en est toujours au même point et l’argent promis par M. Gauvin n’est plus sur la table. Maxime Caron veut se donner le temps de discuter avec les représentants politiques dans les prochaines semaines. Il souhaite donner de bonnes nouvelles à la communauté au début de 2021.

«Maxime est un lobbyiste, un jeune qui a de l’énergie pour nous emporter plus loin. C’est un rassembleur. Je ne suis pas allée le chercher pour rien. Le comité du pont, avec lui à la barre, est entre bonnes mains», est persuadée l’ancienne présidente Glenda Robichaud, qui demeurera un partenaire à titre de consultante.