Tracadie: le parc contaminé sera démoli

Le District scolaire francophone Nord-Est procédera très bientôt à la démolition des sections contenant d’anciens poteaux électriques contaminés dans le parc écoéducatif de l’école communautaire Le Tremplin de la Municipalité régionale de Tracadie. Des inspecteurs en environnement ont confirmé la présence de matériel non conforme pour ce genre de structure.

Le parc, mis en place en 2017 au coût de 300 000$, était alors unique en son genre dans la région. En plus de son rôle ludique, il cherchait à prioriser la végétation et à limiter l’utilisation du plastique.

Principalement fréquenté par les élèves de l’école, il a aussi été conçu pour permettre aux personnes à mobilité réduite de pouvoir utiliser les stations.

Cependant, le District a fermé le parc à la mi-novembre après avoir été avisé par un employé d’Énergie NB d’un possible problème avec les poteaux qui ont servi pour son élaboration.

L’enquête aurait permis de déceler deux produits à base de pétrole dans ces morceaux de bois, confirme Ian-Guillaume DesRoches, coordonnateur des relations stratégiques au District scolaire francophone Nord-Est.

Il a ajouté que les évaluateurs poursuivent leur travail afin d’y déceler potentiellement des biphényles polychlorés, mieux connus sous le nom de BPC. Ces produits chimiques synthétiques sont utilisés comme liquides isolants dans les transformateurs et les condensateurs électriques et sont potentiellement dommageables pour la santé.

L’utilisation de ce bois n’aurait pas été conforme aux plans initiaux, qui voulaient des poteaux sans contaminants. Selon le porte-parole du District, le dossier est toujours à l’étude.

«Selon une observation préliminaire, en raison de la durée et du type d’exposition aux infrastructures, les enquêteurs nous indiquent qu’il est raisonnable de supposer que l’exposition n’était pas susceptible de présenter un risque pour la santé des élèves. Toutefois, comme ces matériaux ne respectent pas la norme fédérale, nous verrons tout de même au démantèlement du terrain de jeux», a fait par le District dans un avis public, jeudi matin.

Sous les recommandations de la firme de consultants en environnement qui a procédé aux analyses, de la Santé publique ainsi que du ministère de l’Environnement, cette démolition devrait débuter aussi vite que possible, avance M. DesRoches, sans toutefois pouvoir avancer une date précise.

Des discussions sont en cours avec divers entrepreneurs.

Ces travaux ne toucheront pas la partie des serres et des classes extérieures.

Ces sections jugées fautives seront ensuite remplacées par du matériel conforme aux normes nationales, a-t-il pris soin d’ajouter.

«Nous sommes déjà en conversation avec la direction de l’école et le Comité parental d’appui à l’élève. On leur a parlé de la phase de déconstruction, mais on leur a aussi mentionné nos plans pour le futur. Nous voulons maintenir la vision et la vocation de développement durable du parc. Nous agissons ainsi dans un esprit de prudence et de vigilance afin que les élèves puissent éventuellement profiter pleinement d’une aire de jeu conforme et sécuritaire», a déclaré M. DesRoches.

Le DSFNE précise également qu’il continuera de collaborer avec la Municipalité régionale de Tracadie afin de voir aux étapes à venir.

Le maire de la MRT, Denis Losier, a dit regretter que le District en soit venu à cette conclusion. Toutefois, il convient que la sécurité des utilisateurs doit passer avant tout.

«La MRT n’était pas responsable du choix des ingénieurs, architectes, des appels d’offres, des travaux, de la supervision de la construction et du choix et approbation des matériaux sur le site. Notre rôle au niveau de la municipalité a été seulement de recevoir certains fonds de programmes non applicables aux écoles. Ces sommes ont été par la suite remises à l’école pour qu’elle soit en mesure de réaliser leur projet avant-gardiste pour les élèves», a-t-il signifié.