Kedgwick met en vente l’ancien bureau des Ressources naturelles

La Communauté rurale de Kedgwick vient de mettre sur le marché immobilier l’ancien bureau des Ressources naturelles. Un bâtiment hérité de la province, inutilisé, et qui s’avère un gouffre monétaire important.

L’endroit, dont l’annonce de la fermeture avait à l’époque provoqué un véritable tollé de protestations dans cette communauté, a été transféré au village de Kedgwick au montant symbolique d’un dollar. Depuis, il est demeuré inoccupé en raison d’une clause stipulant qu’il ne pouvait faire l’objet d’aucune utilisation commerciale pour une période de cinq ans. Cette période est venue à échéance au printemps dernier.

Mais s’il ne pouvait ni vendre ni louer le bâtiment durant cette période, le village avait néanmoins la responsabilité de veiller sur lui afin qu’il conserve sa valeur.

«Si on ne veut pas qu’un bâtiment se détériore, il faut le chauffer, l’entretenir, payer les taxes… On estime ces coûts à environ 20 000$ par année. Sur une période de cinq ans, ça commence à faire tout un montant et on n’a toujours pas fait un sou», explique la mairesse de Kedgwick, Janice Savoie, qui préfère ne pas commenter les termes de l’entente qui, à première vue, désavantage la municipalité.

«Je ne vois pas l’utilité de garder quelque chose qui ne nous rapporte rien. La meilleure option consiste à vendre la structure et espérer récupérer les montants investis jusqu’ici par le village, donc en réalité l’argent des citoyens. De cette façon, on pourrait au moins récolter les taxes», dit Mme Savoie, soulignant au passage que le village n’est pas dans le commerce de la location immobilière.

Cette annonce de la mise en vente des anciens locaux des Ressources naturelles survient alors que ceux-ci avaient été pressentis pour devenir le siège social du futur parc linéaire de la Rivière Restigouche. Mais voilà, Kedgwick n’a pas le luxe financier d’attendre.

«Ça fait longtemps qu’on parle de ce projet. Il avance, mais on n’a aucune véritable idée de quand il verra le jour. On ne va pas payer dans le vide encore un autre cinq ou dix ans dans l’espoir qu’il devienne réalité et que le siège social vienne ici, on a une responsabilité de bien gérer l’argent des contribuables. On souhaite toujours l’accueillir, c’est certain, mais à un autre endroit dans la municipalité.»