Une nouvelle ombud à l’Université de Moncton

L’avocate Lise Frigault occupera le poste d’ombud de l’Université de Moncton à partir du 11 janvier. Elle remplace Katherine d’Entremont, qui était ombud par intérim depuis septembre.

Lise Frigault sera entre autres chargée de recevoir des plaintes de la communauté universitaire, de formuler des recommandations auprès du Conseil des gouverneurs et de mener des enquêtes.

L’avocate et médiatrice a oeuvré pour le compte de Field LLP à Edmonton en Alberta, et par la suite chez Frigault Law à Edmonton et à Moncton.

Elle a notamment défendu des victimes des pensionnats autochtones.

En entrevue, le recteur Denis Prud’homme précise qu’il s’agit d’un poste indépendant du rectorat qui relève directement du conseil des gouverneurs et qu’il n’a donc pas fait partie du processus de sélection.

«Je crois que c’est un excellent choix sur la base de son expérience passée», mentionne toutefois le recteur en entrevue avec l’Acadie Nouvelle.

Lors d’une réunion du conseil des gouverneurs samedi, l’ombud par intérim Katherine d’Entremont a également remis un rapport rédigé pendant son très court mandat entamé en septembre.

Selon le recteur, elle y fait état d’améliorations à apporter à certaines politiques de l’Université, comme le code de conduite et la politique sur la violence à caractère sexuel.

Elle a entre autres soulevé la possibilité que l’ombud puisse faire des enquêtes internes dans certains cas au lieu de faire appel à une firme externe.

L’Université a récemment commandé une enquête d’une firme externe sur des allégations d’inconduite d’un professeur d’art dramatique du nom d’Andréi Zaharia, qui a été suspendu avec salaire pendant la durée du processus.

Cette enquête est toujours en cours. La décision à savoir si le rapport de cette enquête devrait être rendu public sera prise avec l’avis des conseillers juridiques de l’université après la réception du rapport, d’après le recteur.

Denis Prud’homme précise qu’il s’agit d’une enquête indépendante et séparée du rectorat et qu’il a donc peu d’infos sur le processus – il ignore même le nom de la firme qui s’en charge.

Lorsque l’Université a lancé le processus, il était question d’une enquête d’une durée de deux à trois mois, précise-t-il toutefois.
«Comme tout le monde, on espère recevoir le rapport le plus rapidement possible.»

Révision des programmes d’étude

Compte tenu des difficultés financières auxquelles l’Université fait face, la révision des programmes va s’accélérer en 2021, selon le recteur.

Certains programmes vont sans doute être modifiés ou abolis suite à cette révision qui devrait débuter en janvier ou en février.

«C’est à ce moment-là qu’on va préciser la stratégie opérationnelle et que les travaux vont commencer pour analyser comment on peut améliorer l’offre des programmes et accélérer l’analyse des programmes qui doivent être soit redéfinis ou simplement abolis.»

La planification académique de l’Université publiée en 2016 avait établi une liste de 21 programmes d’étude à abolir, dont les spécialisations en géographie et en philosophie.

Denis Prud’homme explique que ces programmes seront évalués sur la base des priorités stratégiques de l’Université, du nombre d’inscriptions, de la «pertinence sociale» des programmes et des contraintes financières qu’ils posent.

Plusieurs cours pourraient aussi se donner à distance pour éviter les doublons entre les trois campus de l’Université de Moncton.

Lors de la réunion de samedi, les mandats de Jean-François Thibault, doyen de la Faculté des arts et des sciences sociales, de Sébastien Deschênes, doyen de la Faculté d’administration, et de Matthieu LeBlanc, vice-doyen de la Faculté des arts et des sciences sociales, ont été renouvelés pour une période de cinq ans.