L’Association canadienne des producteurs d’arbres de Noël s’attend à ce que 2020 soit une année record.

Les vendeurs de sapins disent s’attendre à une forte demande de la part des consommateurs à la recherche d’une activité de plein air permettant la distanciation physique et qui souhaitent ajouter un peu d’esprit des Fêtes dans leur maison, où ils passent davantage de temps avec cette deuxième vague de COVID-19.

La pandémie a déjà entraîné des dépenses plus importantes que prévu sur le marché de la rénovation domiciliaire, une tendance qui pourrait être de bon augure.

Selon Larry Downey, le président de l’Association canadienne des producteurs d’arbres de Noël, une pénurie d’arbres est à prévoir, jumelée à une grande demande de la part des personnes qui espèrent égayer leurs espaces de vie au moment où ils sont forcés de passer beaucoup de temps à la maison.

«Personnellement, nous n’envisageons pas que la COVID nous affectera», a indiqué à la Presse canadienne M. Downey, dont la ferme familiale située au Québec vend jusqu’à 30 000 sapins de Noël chaque année.

La plupart des grossistes avec lesquels M. Downey s’est entretenu cette année ont déjà atteint des records de ventes, a-t-il ajouté, une grande partie de la demande provenant des États-Unis.

Plus près de chez nous, Robert Frenette attend l’arrivée du week-end avant de se risquer à faire un premier bilan de la saison.

«Les arbres ne disparaissent pas par centaines en ce moment, c’est probablement en fin de semaine que les gens vont se décider et se déplacer pour s’en procurer un», a indiqué le propriétaire du commerce Les Jardins Robert & Diane.

Hasard ou non, l’Association canadienne des producteurs d’arbres de Noël a justement désigné le premier samedi de décembre comme étant la Journée de l’arbre de Noël.

Le commerçant de Petit-Rocher-Sud, près de Bathurst, estime lui aussi que les gens seront probablement plus nombreux à acheter un arbre naturel cette année.

«Les fêtes vont réunir pas mal moins de monde à table, alors les gens voudront sans doute compenser avec la chaleur et le réconfort que procure un véritable arbre. C’est plus beau et c’est sans plastique!», estime Robert Frenette.

Contrairement à d’autres commerçants, ce dernier a décidé de ne pas hausser le prix de ses arbres de Noël, même si la facture des producteurs de sapins qui lui est refilée est un peu plus élevée cette année.

«On fait surtout ça pour le plaisir, non pas pour l’argent. Il faut vendre 1000 arbres de Noël pour faire un dollar de profit!», a indiqué le commerçant de la région Chaleur.

Plus à l’ouest, dans le quartier Saint-Basile à Edmundston, le producteur Bert Cyr s’attend à écouler un peu plus de 4000 arbres cette année.

«On peut parler d’une bonne année en fait de vente.»

Selon lui, la pandémie de COVID-19 explique en partie cet engouement pour les arbres de Noël.

«Je connais pas mal de gens qui vont habituellement passer les fêtes ou l’hiver en entier dans les pays du Sud et qui n’achètent évidemment pas d’arbres pour Noël. Ces gens-là vont en acheter un cette année puisqu’ils seront à la maison», a affirmé Bert Cyr en guise d’explication du succès des ventes d’arbres qui est à prévoir.

Les vendeurs de sapins au détail pourraient faire face à une certaine concurrence de la part de grands joueurs en ligne.

Signe que le produit est plus que jamais tendance, des géants comme Home Depot et Walmart répertorient tous deux des sapins Fraser naturels à vendre via leur site Web, disponibles pour livraison avant Noël dans les grands centres au pays.

  • Avec des extraits de la Presse canadienne

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