Le Nord-Est: village gaulois de la pandémie

Encore une fois, les résidents du Nord-Est de la province ont poussé un soupir de soulagement lundi. Aucun cas de la COVID-19 n’a été signalé dans les zones de santé 6 et 7.

En date de lundi, un seul cas était actif dans la zone 6 (Région Chaleur et la Péninsule acadienne). Il a été annoncé dimanche et concerne une personne âgée de 20 à 29 ans. La personne est en auto-isolement et son cas fait l’objet d’une enquête.

La zone 7, qui regroupe des communautés de la grande région de Miramichi, de la Péninsule acadienne (certains quartiers de la Municipalité régionale de Tracadie et la région de Néguac) et du nord de comté de Kent, ne comptait aucun cas actif au début de la semaine.

Depuis le début de la pandémie, ces deux régions totalisent seulement 21 cas de la COVID-19 pour une population de plus de 100 000 habitants. C’est très peu comparativement au reste de la province et du pays. Et mieux qu’à bien des endroits sur la planète.

Comment explique-t-on ces chiffres? Les citoyens de ces régions sont-ils de citoyens modèles qui adhèrent aux mesures de la Santé publique? Est-ce que leur caractère rural facilite la distanciation physique? L’Acadie Nouvelle a lancé la question à la médecin-hygiéniste en chef, Dre Jennifer Russell pour des hypothèses.

«Je ne pense pas que ce soit parce que les gens ne se font pas tester. Je crois que ces régions ont eu des beaux taux au niveau des tests de dépistages», dit-elle.

Par exemple, environ 40 tests de dépistages par jour ont été réalisés dans la zone 7 entre le 7 décembre 2020 et le 7 janvier 2021. Un total de 6458 tests ont été donnés depuis le début de la pandémie dans la zone 7.

Ce chiffre s’élève à 13 555 dans la zone 6.

«Ça se peut que les gens aient moins voyagé dans ces communautés, donc ça veut dire que le virus n’a pas été rapporté dans la région. Je ne peux pas le dire exactement. Ça se peut aussi que les gens fassent exactement ce qu’il faut faire, alors félicitations. Bravo. Vous faites de l’excellent travail», a dit la Dre Russell.

En fait, il peut s’agir d’une combinaison de facteurs, auxquels s’ajoute la discipline des résidents. Ces régions majoritairement rurales sont éloignées du Québec – comparativement au Restigouche et au Madawaska -, ne comptent pas de grandes agglomérations – comme Saint-Jean ou Fredericton -, ni de grands aéroports – comme celui de Moncton.

Et il y a probablement un facteur de chance qui a joué en leur faveur. C’est pourquoi la Dre Russell rappelle l’importance de rester aux aguets.

«C’est toujours important pour les gens de toute la province de rester prudents et de se faire tester quand ils ont des symptômes. C’est important pour les prochains mois.»