COVID-19: d’autres enseignants envoyés en isolement préventif au Restigouche

La situation demeure très volatile dans les trois écoles restigouchoises touchées par des éclosions de la COVID-19.

C’est là l’essentiel du message livré par le directeur général du District scolaire francophone Nord-Est, Marc Pelletier, aux membres du Conseil d’éducation de cette organisation.

Lors de son exposé, mardi, il a admis que la situation s’était même légèrement aggravée de lundi à mardi en fin de journée alors que d’autres enseignants se sont ajoutés à la liste des personnes placées en isolement préventif.

Quatre cas positifs à la COVID-19 ont été décelés depuis vendredi dernier à l’intérieur de trois établissements scolaires du Restigouche, soit les écoles Académie Notre-Dame et Aux quatre vents à Dalhousie ainsi que Roland-Pépin à Campbellton.

En ce qui concerne l’Académie Notre-Dame, les élèves de certaines classes sont forcés d’étudier à la maison jusqu’à la fin de la semaine. À Roland-Pépin, c’est l’ensemble des élèves de la 10e année qui doit suivre ses cours à distance pour deux semaines alors qu’à l’école AQV, c’est toute l’école qui est passée en mode virtuel.

C’est à l’école Académie Notre-Dame, où l’on dénombre deux cas positifs à la COVID-19, que la situation serait la plus complexe selon M. Pelletier puisqu’étant au niveau primaire, il faut équiper les élèves afin que tous puissent passer en mode virtuel.

«C’est plus simple à ce niveau du côté du secondaire. Cela dit, les cas positifs ont fait en sorte d’isoler beaucoup d’élèves et de membres du personnel. On a une quantité importante de personnes en isolement préventif pour les prochains jours, et la liste s’est allongée mardi. Le défi majeur qui demeure c’est de trouver des suppléants, ce qui est un défi en temps normal», ajoute M. Pelletier.

Dans les faits, le nombre de suppléants est près de supplanter le nombre d’enseignants réguliers dans cet établissement.

«Si ça continue de la sorte au cours des jours à venir, il faudra prendre d’autres décisions pour cette école», dit-il, notant que pour le moment, une seule classe de celle-ci est en mode virtuelle.

Le district a dû puiser dans les régions avoisinantes afin de combler ce manque. Le ministère de l’Éducation a donné un coup de main en allongeant des incitatifs financiers afin de faciliter ce recrutement.

«C’est quelque chose que l’on demandait au ministère depuis le début de l’année, et il a été au rendez-vous. On parle de sommes pour défrayer les déplacements, les repas et l’hébergement. On va même jusqu’à payer une prime additionnelle pour les salaires afin d’encourager les suppléants d’ailleurs à converger vers cette région pour soutenir nos efforts», exprime M. Pelletier.

Ce qui inquiète par ailleurs le directeur général, c’est que cette éclosion du temps des Fêtes pourrait perdurer.

«Ce que l’on observe en ce moment, ce sont beaucoup des transmissions qui découlent de contacts survenus durant la période de Noël. Mais il y a également celle du jour de l’an qui reste à venir, et on commence tout juste – dans l’ensemble de la province – à voir surgir ces cas. On est donc conscient qu’il pourrait y avoir un regain de cas également dans nos écoles, une autre vague, ce que l’on ne souhaite pas quand on voit la situation actuelle qui requiert déjà une très grande mobilisation de nos équipes», souligne M. Pelletier.