Pas de libération conditionnelle pour Allan Legere

La Commission des libérations conditionnelles du Canada a refusé d’accorder la semi-liberté et la libération conditionnelle totale au tueur en série Allan Legere.

Le meurtrier, violeur et pyromane, qui aura 73 ans en février, s’est évadé le 3 mai 1989 après avoir été reconnu coupable de meurtre.

Il a commis quatre autres meurtres violents, plusieurs incendies criminels et une agression sexuelle dans la région de Miramichi avant d’être arrêté de nouveau le 24 novembre de la même année.

Allan Legere est admissible à la semi-liberté depuis novembre 2012 et à la libération conditionnelle totale depuis novembre 2015.

L’individu, surnommé « le monstre de Miramichi », purge une peine d’emprisonnement à perpétuité et il n’a pas de date de libération obligatoire.

Dans la décision, Delaine Dew, membre de la Commission des libérations conditionnelles, a souligné que la demande d’Allan Legere avait été rejetée parce qu’il représentait toujours un risque pour la communauté.

« Votre infraction est de la nature la plus grave. Le préjudice causé à la victime se fait encore sentir à ce jour, a expliqué Mme Dew. Vous avez un certain nombre de questions en suspens (…) À ce stade, vous restez un délinquant sexuel non traité et un délinquant violent. »

Elle a dit que la commission avait conclu que son risque n’était pas gérable dans la communauté.

L’étape initiale du processus, au cours de laquelle un responsable de la commission des libérations conditionnelles a expliqué la procédure à Allan Legere, a nécessité près de 45 minutes, car le détenu se demandait pourquoi il n’avait pas reçu d’informations sur son cas plus tôt.

L’audience a commencé par une déclaration d’un agent de libération conditionnelle du Service correctionnel du Canada, qui a affirmé que le service ne recommandait pas la libération conditionnelle pour Allan Legere.

L’agent de libération conditionnelle a dit aux deux membres de la commission qu’Allan Legere présentait toujours un risque élevé de se livrer à des activités violentes.

« Ses gains dans les programmes (pénitentiaires) ne se sont pas traduits en responsabilité, et il continue de montrer un aperçu limité sur ses facteurs de risque », a déclaré l’agent de libération conditionnelle, ajoutant qu’il avait des antécédents de manipulation et de traits pathologiques qui empêchent de savoir s’il dit la vérité.