Festival des burgers de Moncton: à table, même en phase orange!

Le 4e festival des burgers de Moncton a lieu du 14 au 30 janvier. Les chefs de 28 restaurants proposent des burgers inédits, qui disparaîtront ensuite de leur menu. Même en phase orange de confinement, les amateurs expriment leur joie.

«Tu peux essayer autant de burgers funky que possible dans autant de restaurants que tu veux, résume l’organisateur de l’événement, Chad Steeves. Si tu veux les goûter, c’est maintenant ou jamais, et il y en a beaucoup qui sont vraiment fous.»

Le propriétaire du restaurant Tide & Boar soutient que la pandémie ne change rien à son festival.

«On en a plus besoin que jamais, ajoute-t-il. La restauration est l’industrie la plus touchée par les conséquences de la COVID-19. Nous espérons que les restaurants augmenteront leurs ventes, qu’ils seront capables de faire travailler davantage leurs employés et de payer leurs factures.»

Pour Richard Mallet, de Riverview, c’est le meilleur moment de l’année, avant Noël!

«Les différents burgers sont là pour une période de temps limitée, ça rend l’expérience unique, se réjouit-il. Je vais participer au festival en partie en famille, mais aussi en partie seul, parce que ma blonde ne peut pas manger autant de burgers que moi!»

La COVID-19 lui gâche juste un peu la fête. En phase orange, les restaurants doivent empêcher les clients qui habitent séparément de s’asseoir à moins de deux mètres les uns des autres.

«Nous avons fait des réservations avec des amis, mais nous serons tous assis à des tables différentes», regrette M. Mallet sans toutefois se départir de sa bonne humeur.

Il raconte qu’il prendra la plupart du temps ses burgers à emporter.

«Tu perds un peu de l’expérience, surtout vis-à-vis de la présentation dans l’assiette, note-t-il. Ça ne sera pas non plus aussi chaud au moment de manger, bien sûr.»

M. Mallet a cependant testé le «Gouda, Woulda, Shoulda» du Tony’s Bistro dès le premier jour du festival, avec beaucoup d’enthousiasme et d’impatience: du bœuf, du bacon, du gouda, de la mayonnaise Habanero, des échalotes grillées et de la roquette, entre deux tranches de pain brioché.

«Vous devriez l’essayer», s’est-il exclamé après son repas.

«Un peu cochon»

Monique Mazerolle recommande aussi la participation au festival.

«Même si on avait nos hamburgers préférés dans les éditions passées, il n’y en avait pas un qu’on a regretté d’avoir acheté», fait valoir l’habitante de Moncton.

Elle en mangera d’ailleurs au moins cinq pendant le festival, afin de participer au concours permettant de gagner une télévision grand écran (en contrepartie de la publication de photos des produits sur le réseau social Instagram).

«Ça semble un petit peu cochon, car ça fait beaucoup de manger, mais j’ai bien l’intention d’y participer», rit-elle.

C’est que madame Mazerolle aime la nourriture.

«J’aime toute la bouffe, alors s’il y avait un festival de pizza ou un festival de poutine, j’y participerais», lance-t-elle.

Elle déclare aussi vouloir découvrir de nouveaux restaurants et soutenir les entreprises locales.

«Petits moments de plaisirs»

La Ville de Moncton est l’un des commanditaires de l’événement.

La mairesse Dawn Arnold y a vu l’occasion d’aider les restaurateurs de sa communauté à traverser la crise.

«En cette période difficile, c’est important de continuer à offrir des activités uniques à nos résidents. On a tous besoin de petits moments de plaisir», souligne-t-elle.

Après avoir goûté au burger de Chris Rock Tavern, qu’il décrit à la fois doux et épicé et juge fantastique, Harley Ford, de Moncton, ne pourrait pas être plus d’accord.

«C’est une bonne manière d’apporter de la joie dans une période difficile, commente-t-il à propos du festival. Rien de tel qu’un bon burger pour te remonter!»