Un rapport d’enquête sur un mouvement de train non contrôlé mortel survenu au Nouveau-Brunswick il y a un peu plus de deux ans mentionne que la sécurité des opérations ferroviaires pourrait être compromise si les diverses directives, règles ou instructions d’exploitation en vigueur ne sont pas interprétées et appliquées correctement.

Avant d’émettre un tel constat, le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a enquêté sur la tragédie survenue à Edmundston le 4 décembre 2018.

Ce matin-là, une rame de deux wagons est partie à la dérive en direction ouest au triage Edmundston du Canadien National (CN). Le wagon de tête a heurté une locomotive menée qui circulait en sens inverse.

Le chef de train stagiaire, qui se tenait sur le marchepied de la locomotive, a été coincé entre la locomotive et le wagon de tête, et a subi des blessures mortelles.

Les deux wagons avaient été temporairement laissés sur la voie de tiroir ouest; ils n’étaient immobilisés que par les freins d’urgence, et l’équipe les considérait comme étant sous surveillance, conformément au Règlement d’exploitation ferroviaire du Canada.

L’enquête du BST a permis de déterminer que ni la règle concernée du Règlement, ni les instructions de la compagnie de chemin de fer, ni la formation des employés n’énoncent clairement les facteurs et les risques qui doivent être pris en compte lorsqu’un employé doit décider s’il est assez proche pour intervenir efficacement afin d’immobiliser un mouvement non contrôlé de matériel roulant.

L’enquête a notamment révélé que l’efficacité des freins des deux wagons avait été réduite en raison de contamination par la glace lors de déplacements antérieurs dans le triage. Par conséquent, les freins n’ont pu empêcher la rame de partir à la dérive.

Quatre jours après l’événement, soit le 8 décembre, le CN a publié deux bulletins concernant les wagons laissés sans surveillance dans le triage Edmundston.

En mars 2019, le BST a envoyé à Transports Canada un avis de sécurité sur l’immobilisation de wagons qui sont considérés comme étant surveillés durant les opérations de manœuvre de triage.

Transports Canada, qui a aussi enquêté, a déclaré qu’il jugeait que les wagons avaient été laissés sans surveillance et a fait remarquer qu’une lettre de non-conformité avait été envoyée au CN.

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