Un groupe de pression entend rallier des gens à la cause des droits des locataires à l’aide d’un rassemblement par vidéoconférence ce vendredi.

Des membres Néo-Brunswickois du groupe ACORN Canada ont l’intention de faire du bruit pour attirer l’attention des décideurs et du public sur la crise du logement.

Ce groupe, qui se décrit comme un «syndicat des locataires» et de gens à revenu faible ou moyen, a l’intention de contacter plusieurs députés par téléphone et par courriel afin de faire passer son message vendredi.

Les membres de New Brunswick ACORN veulent notamment que le gouvernement plafonne la hausse des loyers à 2%, et que les locataires qui ne peuvent pas payer leur loyer aient une période de sursis de 30 jours.

Raven Blue, un activiste pour les droits des locataires qui habite à Saint-Jean, affirme que le gouvernement provincial fait la sourde oreille quant aux problèmes de ceux qui louent un logis.

Selon lui, le marché immobilier du N.-B. est devenu très attrayant pour les propriétaires d’immeubles et les entreprises qui veulent investir dans ce domaine.

«Il y a de grosses organisations qui débarquent, c’est comme une ruée vers l’or. Ils réalisent que le marché immobilier est très bas et qu’il y a une possibilité de faire des gains. Nos gouvernements pensent généralement que c’est une bonne chose, et ils leur laissent le champ libre.»

Cela crée des problèmes pour les locataires, qui se voient parfois coller des augmentations de loyer faramineuses et qui se font expulser de leur logis parce qu’ils ne peuvent pas payer.

«Au Nouveau-Brunswick, les protections pour les locataires sont parmi les pires au Canada. Si un résident est en retard de 7 jours sur un paiement de loyer, il peut être évincé rapidement et facilement», déplore l’homme.

Peter Jongeneelen, un autre activiste de la région de Moncton, explique que plusieurs locataires de la région font face à des hausses de loyer.

Il n’y a actuellement aucun plafonnement des augmentations de loyer au Nouveau-Brunswick.

«Quand on fait face à des choses comme la pandémie, (les propriétaires de logis) peuvent augmenter le loyer et demander aux gens de déménager. Ce n’est pas correct, les gens ont besoin de temps», dit Peter Jongeneelen.

Le premier ministre Blaine Higgs a été réticent à mettre sur pied des mesures pour aider les locataires, même pendant la pandémie.

Il a généralement qualifié d’incidents isolés les expulsions et les hausses de loyers rapportées dans les médias d’information ces derniers mois.

Lors d’un point de presse la semaine dernière, juste avant d’imposer un confinement dans la région d’Edmundston, le premier ministre a dit que le gouvernement tentera d’évaluer les impacts du confinement sur les entreprises et les individus.

«Nous anticipons que dans le cas des locataires et des propriétaires, il y a une compréhension réelle que ce n’est pas le temps d’expulser qui que ce soit, particulièrement dans une situation de confinement».

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