Au Nouveau-Brunswick, moins d’un nouvel arrivant sur six dans le cadre du Programme pilote d’immigration au Canada atlantique a une connaissance du français, selon un rapport du gouvernement fédéral.

La province a été la plus grande bénéficiaire du programme mis sur pied par Ottawa en 2017 pour répondre aux demandes du marché du travail en Atlantique.

Parmi les 5590 nouveaux arrivants qui participaient au programme en date de décembre 2019, 45% d’entre eux étaient destinés au Nouveau-Brunswick, contre 34% à la Nouvelle-Écosse, 10% à l’Île-du-Prince-Édouard et 10% à Terre-Neuve-et-Labrador.

Toutefois, seulement 16% des demandeurs principaux (qui peuvent être accompagnés de leur famille) destinés au Nouveau-Brunswick avaient une connaissance du français ou du français et de l’anglais alors que 84% avaient seulement une connaissance de l’anglais.

C’est beaucoup moins que l’objectif de 23% que s’était fixé le gouvernement provincial dans son Plan d’action pour favoriser l’immigration francophone 2014-2017.

Le quart des nouveaux arrivants destinés au Nouveau-Brunswick provenait des Philippines, 16% de l’Inde, 5% de la Chine et 5% de l’Ukraine.

Ces données sont contenues dans le rapport d’évaluation du programme qui a été complété en octobre par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada et qui a été rendu public lundi.

Le programme a pour but d’aider les employeurs de l’Atlantique à embaucher des travailleurs étrangers qualifiés qui souhaitent immigrer dans la région et des étudiants étrangers qui souhaitent demeurer en Atlantique après l’obtention de leur diplôme.

Le rapport conclut que le programme pilote a été «couronné de succès» en «répondant efficacement aux besoins du marché du travail au Canada atlantique».

«Un an après leur arrivée, la majorité (des participants) vit toujours au Canada atlantique», soulignent les auteurs du document.

Après deux ans, 82% des demandeurs principaux vivaient toujours au Nouveau-Brunswick.

Le programme pilote est en voie de devenir un programme permanent.

Le rapport ne fait pas mention des objectifs provinciaux et fédéraux en matière d’immigration francophone.

Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Marco Mendicino, n’était pas disponible lundi pour répondre à nos questions.

Les principaux emplois occupés par les demandeurs au Nouveau-Brunswick sont surveillants de services alimentaires (18%), camionneurs (15%), cuisiniers (11%), préposés au service à la clientèle (9%) et ouvriers dans les usines de transformation des produits de la mer (7%).

Le Programme pilote d’immigration au Canada atlantique n’est qu’une des nombreuses portes d’entrée pour les nouveaux arrivants qui désirent s’installer au Nouveau-Brunswick.

Selon le ministère de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, 19% des nouveaux arrivants par l’intermédiaire de programmes provinciaux en 2018 étaient francophones. La province vise une augmentation annuelle de 2% de l’immigration francophone pour atteindre 33% d’ici 2024.

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