Un lien asphalté pourrait unir la Véloroute de la PA avec la région Chaleur

Les cyclistes ont été nombreux à profiter l’été dernier des circuits de la Véloroute de la Péninsule acadienne. Si les plans du groupe Sentiers Verts Chaleur se concrétisent, ils pourront pousser leurs efforts jusqu’à la région Chaleur, sur un réseau asphalté liant les deux régions.

Sentiers Verts Chaleur a récemment fait l’embauche d’un employé qui aura pour tâche de réaliser une étude de faisabilité pour ce projet ambitieux. L’organisme travaille en étroite collaboration avec les associations de motoneiges et de VTT de la région Chaleur. L’objectif ultime serait de réaliser une piste asphaltée qui suit le tracé de l’ancienne voie ferrée entre la région de Bathurst et Bertrand, dans la Péninsule acadienne, explique Samuel Daigle, président de Sentiers Verts Chaleur.

On a aussi approché la Commission de services régionaux Chaleur, qui chapeaute Tourisme Chaleur, pour de l’aide.

«Je pense qu’ils sont intéressés à approcher les gouvernements provincial et fédéral pour voir s’il y a un intérêt ou des programmes qui peuvent nous aider avec le financement.»

L’aboutissement de ce projet permettrait au nord-est de la province de détenir un énorme atout sur le plan touristique, croit Samuel Daigle, car les cyclistes, les motoneigistes et les quadistes seraient plus tentés de prolonger leur séjour dans la région.

«Quand c’est un petit réseau, c’est difficile pour un entrepreneur d’offrir un service connexe et d’en tirer profit, mais quand c’est un grand réseau, tu peux commencer à avoir des opérateurs touristiques avec des entreprises.»

Serge Dugas, directeur général de la Véloroute de la Péninsule acadienne, est prêt à appuyer cette initiative et à partager des conseils, mais il prévient que le développement de la populaire véloroute a été un projet de longue haleine, qui se poursuit toujours.

L’entretien des sentiers aux normes provinciales demande beaucoup de temps et d’énergie ainsi que la mobilisation de bénévoles.

L’obtention des permis nécessaires du gouvernement provincial peut aussi s’avérer une tâche qui exige beaucoup de patience.

«Peut-être que ce sera plus facile maintenant, mais on a mis beaucoup de travail et d’énergie à établir des normes que le gouvernement a fini par accepter, mais il a fallu négocier beaucoup pour obtenir des résultats.»

Bien que l’asphaltage de l’ancienne voie ferrée est un rêve de longue date dans le nord-est de la province, Serge Dugas croit qu’il faut être ouvert à d’autres possibilités. La construction d’une voie à accès limitée entre Bertrand et Janeville pourrait ouvrir de nouvelles possibilités aux cyclistes.

Cette construction permettrait de réduire de façon considérable la circulation sur la route 11 actuelle, qui longe la baie des Chaleurs.

«Il n’y aurait presque plus de véhicules lourds sur cette route, moins de véhicules, de magnifiques paysages et un niveau de sécurité raisonnable.»