Tracadie conservera le nom du père Stanislas A. Dionne sur son complexe sportif

Faute de preuves formelles à l’endroit du père Stanislas A. Dionne, décédé en 2013, le conseil municipal de Tracadie a voté à l’unanimité pour garder son nom sur la piscine et l’aréna municipal.

Une résolution a été adoptée pour que le dossier soit fermé. Aucun détail n’a été fourni sur les démarches de la Municipalité régionale de Tracadie qui ont mené à cette décision.

Il y a quelques semaines, le maire Denis Losier a expliqué qu’avant de se prononcer, le conseil municipal et les avocats de la municipalité devaient vérifier si les accusations étaient fondées. Puisque l’affaire impliquait des avocats, les débats ont eu lieu à huis clos.

Lowell Mallais, un défenseur des droits des victimes des prêtres agresseurs et l’une des nombreuses victimes de l’ancien prêtre Lévi Noël, demandait à la MRT d’agir. M. Mallais affirme avoir pris contact avec deux hommes qui allèguent avoir été agressés sexuellement par le père Dionne lorsqu’ils étaient mineurs.

Ces deux victimes auraient été dédommagées par le diocèse de Bathurst et les faits remonteraient aux années 1970. Les démarches étaient appuyées par René A. LeBlanc, un avocat de Moncton, qui dit dans une lettre avoir accompagné les deux présumées victimes lors d’un processus hors cour avec le diocèse de Bathurst. Ces personnes souhaitent maintenir leur confidentialité.

En 2019, des allégations semblables avaient été portées contre le défunt curé Louis Gonzague Daigle, qui a été le premier curé de la paroisse de Sheila en 1946.

Une rue dans le secteur de Sheila porte son nom. Après maintes recherches par la municipalité, aucune information incriminante à son sujet n’a été trouvée publiquement.

Par ailleurs, le diocèse de Bathurst n’avait aucun dossier le liant à une quelconque affaire de pédophilie. Devant cette absence de renseignements concrets, la MRT a décidé de ne pas modifier le nom de la rue.

Au cours des dernières semaines, le diocèse de Bathurst n’a pas donné suite à nos demandes de renseignements.

En 2012, le Village de Cap-Pelé a retiré le nom du père Camille Léger de son aréna à la suite de la demande d’un groupe d’hommes qui ont été agressés sexuellement par le curé durant leur enfance.