COVID-19: retour «à la normale» au N.-B. après un mois de janvier catastrophique

Une analyse des récentes données concernant les cas de COVID-19 dans la province démontre que le pire des éclosions survenues pendant les Fêtes et plus tard au Madawaska semble passé. L’ensemble de la province demeure tout de même en phase orange du plan de rétablissement.

Au pire des deux éclosions majeures, qui se sont succédé en janvier, la Santé publique rapportait en moyenne 22,1 nouveaux cas quotidiens (un total de 620 cas répartis sur 28 jours, du 3 au 30 janvier).

Au cours de la dernière quinzaine, les choses se sont toutefois drôlement apaisées.

Du 7 au 23 février, le nombre de cas quotidiens recensés par la Santé publique a chuté de 77% pour atteindre 5,2 cas par jour.

Mardi, le nombre de cas actifs était de 75, soit le total le plus bas en près de six semaines. Près de 90% de ces cas actifs étaient dans la zone 4 (Madawaska-Victoria).

Il y avait aussi un cas actif ou moins dans cinq des sept zones de santé de la province.

Le gouvernement a de plus annoncé aucun nouveau cas pour la première fois en deux mois, soit depuis le 20 décembre.

Malgré ces résultats encourageants, l’ensemble de la province demeure tout de même en phase orange, principalement en raison des craintes reliées aux nombreux variants du coronavirus qui surgissent un peu partout sur la planète, au pays et dans la province.

L’approche du congé scolaire de mars, propice aux déplacements et aux rassemblements, est probablement un autre facteur qui incite la Santé publique à la prudence.

Reste qu’en décembre, alors que le gouvernement recensait en moyenne 3,8 nouveaux cas par jour (un total de 134 cas répartis sur 35 jours, du 29 novembre au 2 janvier) – soit seulement un et demi de moins qu’au cours de la dernière quinzaine – et que la période des Fêtes approchait à grands pas, l’ensemble de la province ou presque était en phase jaune du plan de rétablissement.

La grande majorité de la province était également en jaune en novembre, alors que la moyenne de cas quotidiens était de de 4,6 (128 cas répartis sur 28 jours, du 1er au 28 novembre) – soit un demi-cas de moins qu’à l’heure actuelle.

Fait à signaler, la menace que le coronavirus traverse nos frontières en provenance d’une autre province canadienne est de plus beaucoup moins grande en ce moment qu’elle l’était avant les Fêtes.

Le Nouveau-Brunswick était en effet très majoritairement en phase jaune en novembre et en décembre alors que la COVID-19 causait pourtant beaucoup plus de dommages au Québec, en Ontario et dans l’Ouest canadien que c’est le cas actuellement.

Par exemple, le 13 novembre, il y avait 45 753 cas actifs de la COVID-19 au pays contre seulement 14 au N.-B. Le 19 décembre, ces chiffres étaient de 75 965 et 53, respectivement.

Vendredi, on ne comptait plus que 32 050 cas actifs au pays. Mercredi matin, il était de 30 621.

Rien qu’au Québec, le voisin immédiat du N.-B. le plus dangereux, le nombre de cas actifs est passé de 17 732 à 8980 du 19 décembre au 19 février, soit une diminution de 49%.