COVID-19 et restrictions: annonce concernant le Congé scolaire de mars

La Santé publique du Nouveau-Brunswick a annoncé un seul nouveau cas de COVID-19 jeudi.

Ce nouveau cas concerne une personne âgée de 30 à 39 ans de la zone 4 (Madawaska-Victoria). C’est donc dire qu’au cours des quatre derniers jours, seulement quatre nouveaux cas de COVID-19 ont été répertoriés dans l’ensemble de la province. Il faut remonter à la mi-décembre pour trouver une séquence de quatre jours consécutifs avec si peu de nouveaux cas.

Le nombre de cas actifs dans la province s’élève maintenant à 49. Il s’agit du plus bas total depuis le 3 janvier alors qu’on y dénombrait 41 cas actifs. Hier, le nombre de cas actifs s’élevait à 64. Il y a une semaine, il était de 111 alors qu’il s’élevait à 348 – un sommet dans la province depuis le début de la pandémie – il y a un mois à peine.

Des 49 cas actifs, 43 se trouvent dans la zone 4 (Madawaska-Victoria). Malgré ce nombre et le nouveau cas répertorié aujourd’hui, la situation réjouit grandement la médecin-hygiéniste en chef de la province, la Dre Jennifer Russell.

«On est vraiment content des progrès réalisés dans la zone 4 au cours des dernières semaines. Le travail effectué là-bas par les citoyens, mais aussi tous les partenaires de la Santé publique – comme Ambulance NB, Développement social, et le Programme extramural par exemple – a été tout simplement colossal, et les résultats sont au rendez-vous. Il y a eu beaucoup de sacrifices, mais ça fait plaisir de voir qu’on s’en va dans la bonne direction», a souligné cette dernière lors d’un entretien avec l’Acadie Nouvelle.

Ailleurs, il ne reste que quatre cas actifs dans la zone 1 (Moncton). Les zones 2 (Saint-Jean) et 6 (Chaleur-Péninsule acadienne) recensent quant à elle un cas chacun.

Il n’y a pas de cas actifs dans les zones 3 (Fredericton), 5 (Restigouche) et 7 (Miramichi).

Deux personnes demeurent hospitalisées, dont une aux soins intensifs.

Depuis le début de la pandémie, 1427 Néo-Brunswickois ont été infectés par le coronavirus, qui a fait 26 victimes dans la province.

Congé de mars

À la veille de la semaine de relâche scolaire, et considérant ces succès, est-ce que la Santé publique est prête à donner un peu plus de lest avec certains allègements? Celle-ci prône toujours pour le moment la prudence en ce qui a trait aux déplacements entre zones. Toutefois, la Dre Russell soutient qu’une mise à jour à jour sera effectuée vendredi lors d’un point de presse sur la COVID-19.

«Ce que je peux dire pour l’instant, c’est que nous souhaitons vraiment que les gens puissent veiller sur leur sécurité et continuer de bâtir sur les succès que nous avons connus au cours des six dernières semaines. On ne veut vraiment pas que l’échec de Noël et du jour de l’An se reproduise et que le nombre de cas recommence à grimper en flèche après le congé de mars», souligne la docteure.

Au cours de ce même point de presse, il pourrait également, selon elle, y avoir des mises à jour en lien avec le plan de rétablissement, la couleur des zones et différentes consignes sanitaires.

«On a constamment de nouvelles informations qui arrivent, alors notre approche évolue avec elles», indique-t-elle, ne voulant toutefois pas confirmer à ce stade-ci si la province est près d’un changement de couleur.

Cap maintenu

Pour ce qui est de la vaccination, la Dre Russell soutient que l’arrivée de plusieurs doses tout récemment permettra à la province de réaliser son objectif de vacciner l’ensemble des résidents et membres du personnel des foyers du Nouveau-Brunswick d’ici la fin mars.

«D’ici le 6 mars, des séances de vaccination sont prévues pour environ 8800 résidents et membres du personnel de 321 résidences de soins de longues durées. On prévoit donc que tous les résidents des foyers de ces établissements auront reçu une première dose d’ici le 14 mars», estime Dre Russell.

Si le rythme d’arrivée des doses se maintient, elle croit toujours pouvoir immuniser près des trois quarts des citoyens d’ici la fin septembre.

«Les récents sondages indiquent qu’un fort pourcentage de la population – presque 80% – est favorable à recevoir un vaccin, alors c’est très positif. De notre côté, nous sommes confiants pour l’instant d’avoir la capacité de le faire. Au fur et à mesure que nous aurons une grande portion de notre population vaccinée, on pourra diminuer les restrictions sanitaires», souligne la médecin-hygiéniste en chef.