COVID-19: pas en jaune avant le 7 mars

Le gouvernement a retenu la leçon des Fêtes de fin d’année. Toute la province passera en phase jaune le dimanche 7 mars, si le nombre de cas de COVID-19 continue à diminuer pendant la semaine de relâche scolaire.

«Si nous avons des éclosions, nous n’hésiterons pas à retourner à des phases plus restrictives pour reprendre le contrôle rapidement, même si cela signifie un confinement», a insisté le premier ministre, Blaine Higgs.

La phase jaune sera de surcroît moins permissive qu’avant, en raison de la présence dans la province de variants du coronavirus qui se transmettent plus facilement, selon la Dre Jennifer Russell.

«Nous sommes conscients de l’importance de passer du temps avec les autres afin de conserver une bonne santé mentale, mais nous devons également être capables de trouver et d’isoler rapidement les contacts lorsque des éclosions se déclarent», a expliqué la médecin-hygiéniste en chef.

En phase jaune, les Néo-Brunswickois pourront tout de même avoir des contacts rapprochés dans une bulle composée de 15 personnes (soit cinq de plus que maintenant). Les équipes sportives seront autorisées à jouer ensemble au sein de leur ligue d’une zone à l’autre. En respectant les distances, 50 personnes ou moins pourront aussi se rassembler à l’extérieur, par exemple.

«Les efforts des Néo-Brunswickois en ont valu la peine, a assuré la Dre Russell. Notre situation n’existe pas ailleurs, à part dans les autres provinces de l’Atlantique et en Nouvelle-Zélande. C’est incroyable!»

La Santé publique a en effet signalé un seul nouveau cas de COVID-19 vendredi, lié à un voyage. Il s’agit d’une personne âgée de 20 à 29 ans de la zone 1 (à Moncton), qui s’isole. Les cas actifs de la province s’élèvent ainsi à 41, le plus faible nombre depuis le 3 janvier.

«Il n’est pas encore temps de nous reposer sur nos lauriers», a cependant plaidé la Dre Russell.

Phase orange assouplie

En attendant la phase jaune, le gouvernement a quand même assoupli un peu les règles actuelles. Il autorise désormais les déplacements entre zones et les visites dans les hôpitaux.

«C’est la danse avec la COVID-19 que nous exécutons depuis un an», a illustré la Dre Russell, admettant que les changements sont déroutants.

«Nous arrivons à la fin de la pandémie, a encouragé M. Higgs. Il ne faut pas baisser nos gardes.»

Pour inciter à la prudence, le premier ministre a rappelé l’éclosion de COVID-19 qui s’est déclarée ce mois-ci à Terre-Neuve-et-Labrador, à cause du variant britannique du coronavirus. Le nombre d’infections est passé d’une quinzaine à près de 300 en moins d’une semaine dans cette province.

«Ça montre que le virus peut se propager très rapidement quand il en a la possibilité», a commenté M. Higgs.

Vaccination en progrès

Le premier ministre s’est réjoui que le stock de vaccins du Nouveau-Brunswick, de 8700 doses pour l’instant, devrait s’agrandir progressivement à la fin mars, puis au second trimestre. La province peut s’attendre à obtenir environ 80 000 doses en plus des 35 000 qu’elle a déjà reçues.

«Santé Canada a autorisé l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca, a ajouté M. Higgs. C’est une bonne nouvelle. Ça nous donne un nouvel outil dans notre combat contre le coronavirus.»

Le gouvernement a déjà distribué 26 300 doses et vacciné complètement 11 000 Néo-Brunswickois (avec deux injections à quelques semaines d’intervalle).

«Entre cette semaine et la suivante, nous tiendrons des cliniques de vaccination pour plus de 8800 résidents de 321 foyers de soins de long terme», a prévu M. Higgs.

Il pense que les habitants des établissements de soins de longue durée seront immunisés contre la COVID-19 dès le 14 mars. Ce sera ensuite au tour des travailleurs de la santé, des Autochtones et des personnes âgées de 85 ans et plus.