Une autre idée lumineuse pour Joël Michon de Bas-Caraquet

Joël Michon a toujours eu un penchant pour la résolution de problèmes. Cette fois, le résident de Bas-Caraquet croit avoir trouvé une solution pratique pour mieux éclairer les chantiers de construction, sans trop se casser la tête.

Joël Michon ne cherche pas à réinventer la roue, mais il croit avoir apporté un changement important au concept des tours d’éclairages.

À l’heure actuelle, ces tours fonctionnent avec des génératrices.

«Ça veut dire qu’il faut de l’essence, ça fait du bruit, de la pollution… Il peut y avoir des bris mécaniques.»

Sa tour à lui peut être branchée dans une prise de 120 volts, soit les mêmes que l’on retrouve partout à l’intérieur des maisons et des entreprises.

Il existe déjà des tours d’éclairage électrique, mais la plupart ont un voltage plus puissant et nécessitent des prises spéciales.

«Si tu arrives sur un chantier et t’arrives avec ta grosse prise de 550 volts, les gens vont te regarder avec des gros yeux. Et donc, ça prend une génératrice pour la faire fonctionner de toute façon. Mon but est qu’on puisse arriver avec ma tour sur n’importe quel chantier de construction et qu’on puisse l’utiliser. Elle utilise une prise bien ordinaire et j’ai réussi à atteindre le même niveau de luminosité que les autres. Si le hasard fait qu’il n’y a pas de prise dans les environs, une petite génératrice suffit pour la faire fonctionner.»

Le premier véritable test pour la tour «Green Towerlight» a eu lieu en 2020 alors qu’elle avait été louée pour éclairer des travaux ayant lieu sur le quai de Val-Comeau, dans la Municipalité régionale de Tracadie.

«Son baptême a eu lieu là. C’était un beau test, car elle était dehors sur le bout du quai en plein hiver.»

Depuis ce temps, d’autres entreprises en ont fait la location. Il existe peu d’unités pour le moment, mais il se donne pour objectif d’en avoir une dizaine à mettre en location.

«J’ai été très occupé durant la pandémie en général, mais j’ai eu plus de misère à louer mes lumières, car plus rien ne grouille. Il n’y a plus de gros chantiers de construction.»

M. Michon n’est pas à sa première expérience dans l’univers de l’éclairage. Il y a quelques années, il a mis en marché des produits d’éclairage plus performants pour utilisation sur les bateaux de pêche. Son expérience personnelle témoigne du besoin d’avoir beaucoup de persévérance pour réussir dans le monde de l’entrepreneuriat.

«Ça marche toujours, mais c’est très saisonnier. Il y a toujours un boum au printemps, en mars et en avril, mais en hiver, oublie ça. C’est de là d’où est venue l’idée pour les tours d’éclairage, parce que je me suis dit que ça me permettrait de rouler plus à longueur d’année. À la fin ç’a marché.»