Une camionnette (faussement) suspecte fait parler d’elle sur les réseaux sociaux

Le trafic humain est un phénomène réel, mais la GRC demande au public de s’assurer que les renseignements retrouvés sur les réseaux sociaux soient fiables avant de partager une publication. Elle demande aussi de rapporter des activités suspectes à la police.

Depuis quelques jours, de nombreuses publications sur Facebook dénonçant de présumés prédateurs ont été partagées plusieurs milliers de fois au Nouveau-Brunswick.

Dans l’un des messages, on allègue qu’une voiture blanche immatriculée au Québec aurait approché plusieurs jeunes femmes dans les régions de Moncton, de Fredericton et de Miramichi.

La GRC est au courant de la publication en question, dit le sergent Nicholas Arbour, porte-parole chez la GRC, mais après vérification, la police croit qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

«On a fait une vérification et on ne croit pas qu’il y a de danger pour le public par rapport à ce véhicule suspect. Pour le moment, il n’y a pas d’indication que la sécurité du public soit compromise.»

Le sergent Arbour reconnaît que les gens sont bien intentionnés lorsqu’ils partagent ce type de publication, mais il leur demande de confirmer la source avant de partager. S’ils sont au courant d’activités suspectes, il leur demande de contacter la police.

Souvent, la GRC publie des communiqués de presse lorsqu’elle veut avertir la population d’un risque quelconque.

«Évidemment, si les gens ont de l’information par rapport à des enlèvements ou à des activités illégales, ils sont fortement encouragés à contacter la police, car c’est quelque chose qui est pris très au sérieux. Les signalements de ce genre font régulièrement l’objet d’enquêtes.»

Un rapport publié le mois dernier par le Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes a fait la lumière sur la notoriété du corridor Halifax-Moncton, l’un des principaux axes routiers de la traite de la personne au pays.

Selon le rapport, à Moncton, les trafiquants forcent les victimes à travailler dans des services d’escorte et des bars de danseuses, qui ne sont pas autorisés en Nouvelle-Écosse.