Les 13 familles togolaises ont foulé le sol du Nouveau-Brunswick

Les 13 familles originaires du Togo qui vont bientôt s’établir dans la communauté rurale de Haut-Madawaska sont arrivées au Nouveau-Brunswick.

Au total, ce sont 39 personnes qui ont atterri samedi soir à l’aéroport international Roméo-LeBlanc du Grand Moncton, peu après 21h30.

Les nouveaux arrivants ont rapidement pris place à bord d’un autocar qui s’est dirigé vers Edmundston, où ces derniers ont entamé leur quarantaine obligatoire de 14 jours.

Leur long périple s’est entamé vendredi alors qu’ils ont pris l’avion en partance de leur pays d’origine qui se trouve en Afrique de l’Ouest.

Après des arrêts obligés à Bruxelles et à Montréal, les familles togolaises ont mis pied dans leur province d’accueil après un voyage qualifié par les principaux intéressés d’épuisant.

À l’origine, ce sont 43 personnes qui devaient arriver à Moncton samedi soir.

«Certains d’entre eux ont échoué le test de santé PCR qui est obligatoire en raison de la COVID-19 et ont été écartés du vol. Leur arrivée au pays est donc quelque peu retardée», a expliqué Cyriaque Kiti, le directeur adjoint des ressources humaines et du recrutement de l’entreprise Nadeau Ferme Avicole.

L’entreprise dit souhaiter que les familles africaines sauront pallier le manque de main-d’œuvre qui persiste dans l’usine située dans le secteur de Saint-François-de-Madawaska.

C’est ce dernier qui a accueilli les nouveaux venus lors de leur arrivée à Moncton, en compagnie de Jean Dubé, le président de la firme Atlantic Destination Group.

«Ils étaient brûlés et parlaient peu, mais heureux de poser le pied à terre au Canada.»

Dimanche midi, les futurs résidents de la communauté rurale de Haut-Madawaska ont eu droit à leur premier repas en sol néo-brunswickois à leur hôtel du centre-ville d’Edmundston, un dîner qui était composé de sandwichs au poulet.

«J’ai hâte de leur servir des ployes et des repas BBQ», a indiqué Cyriaque Kiti.

Les Togolais devraient intégrer leurs nouveaux logements du Haut-Madawaska une fois que l’avis de quarantaine sera levé.

Quant au travail à l’abattoir de Nadeau Ferme Avicole, l’entrée en scène devrait s’effectuer à la fin du mois de mars.

«Il reste quelques aménagements à effectuer, mais tout est presque prêt pour leur arrivée», a souligné Cyriaque Kiti.

L’entreprise Nadeau a mis en place un vaste dispositif d’accompagnement de ces familles, particulièrement important dans le contexte de la pandémie et des mesures sanitaires.

Des gens issus des communautés du Madawaska et de la région Chaleur ont également facilité grandement l’arrivée des familles en fournissant des biens essentiels comme de la vaisselle, des vêtements, des jouets et même des meubles pour les logements qui seront bientôt occupés.

«Les gens ont répondu à l’appel, c’est très impressionnant et ça fait chaud au cœur. Il s’agissait d’une première opération d’embauche à l’étranger du genre pour l’entreprise Nadeau, l’entraide de la part de la communauté a grandement aidé», a affirmé Cyriaque Kiti.