Il se brassera quelque chose d’intéressant au cours des prochains mois à l’intérieur de l’ancienne succursale de Service NB de Saint-Quentin. Deux frères originaires de la ville, Yannick et Michael Dubé, comptent en effet convertir l’endroit en microbrasserie.

Novum Boreas, c’est le nom de cette future microbrasserie qui prévoit d’ouvrir ses portes dans la ville du Restigouche-Ouest cet été ou, au plus tard, au début de l’automne.

Le nom est en latin, il signifie «Nouveau vent du Nord». Le nom ne pouvait mieux coller à l’entreprise, car le vent du nord souffle souvent fort sur les Hauts-Plateaux.

L’objectif des deux promoteurs est de proposer une microbrasserie typique comme on en retrouve à plusieurs autres endroits en province, c’est-à-dire un endroit qui combine sous un même toit les installations de brassage et un point de vente où les clients peuvent consommer le produit.

Pour Yannick Dubé, l’arrivée de son entreprise comblera un besoin dans cette partie de la province.

«Il manque à mon avis ce genre de commerce. Après avoir pris du retard sur le Québec, on voit que l’industrie des microbrasseries est de plus en plus populaire depuis quelques années au Nouveau-Brunswick. Le marché existe, mais dans le Nord, il est un peu plus timide, notamment dans notre coin. On va changer cela», affirme celui qui est persuadé de pouvoir profiter de la manne touristique – autant estivale que hivernale -, toujours plus friande des produits du terroir.

À plus long terme, les promoteurs ont de l’ambition. Ils désirent pouvoir vendre leurs produits partout en province, dans les succursales d’Alcool NB.

«Pour démarrer, on va se contenter d’offrir le produit sur place. Mais c’est certain qu’à plus long terme, on vise le marché provincial», indique le jeune brasseur.

Les deux frères ont eu le feu vert de leur institution bancaire tout récemment. Du coup, si tout va comme prévu, la conversion de l’ancienne succursale de Service NB débutera le mois prochain. Ironiquement, ce bâtiment fut également une succursale d’Alcool NB dans une vie antérieure. C’est donc en quelque sorte, un retour aux sources.

«C’est un bâtiment qui a beaucoup d’histoire. On est content de pouvoir lui donner une autre vocation, ou plutôt de lui redonner son ancienne vocation qui était de vendre de l’alcool. C’est très difficile d’arriver avec une date précise pour l’ouverture, car il y a tellement de choses à faire et auxquelles penser. Mais on croit que c’est réaliste de penser pouvoir démarrer nos activités d’ici la fin de l’été ou au début de l’automne», indique Yannick.

Pour cette ouverture, celui-ci pense pouvoir proposer trois différentes sortes de bières, surtout des bières d’inspiration américaine (IPA).

«On veut se concentrer sur trois saveurs solides pour commencer. Mais on va définitivement travailler sur d’autres recettes au fur et à mesure que l’on acquerra de l’expérience. Il y a d’ailleurs du potentiel avec les produits locaux, comme les petits fruits (fraises, framboises, etc.), et aussi, bien entendu, avec l’érable. On est situé dans la capitale de l’érable après tout», indique-t-il, ne fermant pas la porte à de futurs partenariats avec l’industrie du coin.

À noter qu’aux deux frères se greffera un troisième partenaire, celui-là du village voisin, Kedgwick, faisant de cette aventure un projet rassembleur pour tout le Restigouche-Ouest.

Fait intéressant, près d’une dizaine d’investisseurs privés ont également été séduits par le projet au point d’y injecter des fonds par l’entremise du programme provincial de crédit d’impôt pour l’aide au démarrage de petites entreprises.

Par ailleurs, le logo de la compagnie revient également à une graphiste également basée au Restigouche-Ouest, Marie-Michèle Arpin.

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