Trois candidats s’affrontent pour le poste de maire de Caraquet

Contrairement à 2016 où le maire Kevin Haché a été réélu par acclamation, les citoyens de Caraquet auront droit à une élection cette fois-ci. En plus du maire sortant, deux autres candidats briguent la mairie de Caraquet: Gilles Lanteigne et Bernard Thériault.

Tous avaient fait connaître leur intention de se lancer dans la course l’an dernier, mais les élections ont été reportées partout dans la province en raison de la pandémie de la COVID-19.

Kevin Haché

Kevin Haché vise un troisième mandat. Il a été élu pour la première fois en 2012 par une majorité des électeurs face à ses principaux adversaires, Clarence LeBreton et Bernard Robichaud. Après neuf ans à la tête de la municipalité, Kevin Haché sent que son bilan parle pour lui-même. La progression du dossier du Centre régional des générations, les rénovations au Carrefour de la mer et la création du Rendez-vous Acadie Love sont tous des dossiers sur lesquels il est fier d’avoir travaillé en collaboration avec le conseil municipal.

«J’ai de quoi être fier et je pense que c’est pour ça que je demande encore le soutien de la population. Quand je regarde le dépliant que j’ai fait avant ma première élection, je parlais de redynamiser le site du Carrefour de la mer. Ç’a été fait et on veut continuer à l’améliorer. Le Carrefour n’est plus du tout ce qu’il était il y a dix ans.»

Par ailleurs, Kevin Haché croit que c’est son bilan positif qui pousse autant de candidats à viser le même poste.

«Souvent, c’est lorsque les choses vont bien que les gens veulent prendre ta place.»

Gilles Lanteigne

Gilles Lanteigne, qui a derrière lui une longue carrière dans le milieu des finances et de la coopération, a été conseiller municipal de 2001 à 2007. Il souhaite faire un retour à la table du conseil en tant que maire.

«J’ai toujours été une personne impliquée dans la communauté et j’aime partager mon expérience avec les autres. Ça reste en moi des valeurs profondes. Quand j’ai été sur le conseil, nous avions travaillé sur des dossiers qui ont fait progresser la ville et je pense que je veux toujours faire avancer la ville, en travaillant en équipe.»

S’il est élu, il souhaite miser sur certains dossiers, dont le développement économique, l’environnement, le secteur culturel et sportif. La construction de logements abordables est aussi une priorité.

«Il y a des gens dans la communauté qui ont un besoin criant d’un logement abordable. Il faut mettre les pions en place pour faciliter leur construction.»

Gilles Lanteigne pense aussi que la région doit profiter d’une situation comme la pandémie pour faciliter le retour de certains jeunes qui ont quitté la région pour les études ou le travail.

«La pandémie a changé la donne. Plusieurs ont maintenant l’option du télétravail et de pouvoir travailler dans une région plus éloignée.»

Bernard Thériault

De son côté, Bernard Thériault a connu une longue carrière en politique provinciale et fédérale, mais c’est surtout le Bernard Thériault des dix dernières années qui brigue la mairie de Caraquet, dit-il.

«Je ne veux pas me battre contre d’autres candidats. Je propose mes services à la Ville de Caraquet, comme je l’ai toujours fait au cours des 35 dernières années, mais c’est surtout mon engagement dans la communauté au cours des dix dernières années qui me motive. Nous sommes à un point tournant où il faut changer le paradigme, d’abord en allant vers une économie plus verte et en mettant en place des mesures pour faire croître la population.»

Comme son adversaire, les problèmes de logement le préoccupent également. Bien que de nouveaux immeubles à logement ont été construits au cours des dernières années, peu acceptent que des enfants y habitent, dénonce M. Thériault.

«On attribue toujours les problèmes de logement aux grandes communautés, mais on a le même problème ici. Je pense qu’il faut des logements abordables et familiaux.»

S’il est élu, Bernard Thériault promet également de mettre en place des mesures pour accroître la transparence.

«C’est comme si à l’heure actuelle on se fait un devoir de tenir des réunions qui ne durent plus d’une demi-heure et certaines réunions ont lieu à l’heure du dîner. On a accommodé le maire et les conseillers, mais pas les citoyens. Je voudrais que ça change.»