Les consommateurs se ruent vers les boutiques de vélos

La pandémie de COVID-19 et la popularité grandissante du vélo mènent à une véritable ruée des consommateurs vers les boutiques spécialisées partout au pays.

À l’approche du beau temps et de véritables conditions printanières, les détaillants où s’entassent habituellement de nombreux vélos font de très bonnes affaires.

Cette tendance, qui avait déjà été observée l’été dernier, semble vouloir se répéter cette année ont confirmé quelques commerçants questionnés par l’Acadie Nouvelle.

«C’est encore trop tôt pour parler de rupture de stock, mais disons qu’il va être difficile de se procurer un vélo qui n’est pas en montre et qui n’a pas déjà commandé un certain temps à l’avance. Je n’ai pas pris de risque, j’ai commandé plus de vélos et de pièces cette année comparativement aux années passées», a confié Roger Roy, le propriétaire du Centre du cyclisme et sport à Nigadoo.

Le commerçant de longue date dit sentir cet engouement particulier pour sa flotte de vélos de la part des consommateurs dont plusieurs proviennent de l’extérieur de la région Chaleur.

«Les vélos électriques semblent avoir la cote cette année, les commandes pour l’année 2022 sont déjà placées depuis un certain temps. Je n’ai pas le choix si je veux en avoir en stock.»

«La demande est forte! J’ai vendu des vélos l’hiver dernier comme jamais auparavant et depuis quelque temps je dois accueillir des clients chez moi jusqu’à 21h les soirs de semaine pour accommoder tout le monde», a ajouté Roger Roy.

Ce dernier affirme que les fabricants de vélos et de pièces de vélos accusent des retards de production pouvant aller dans certains cas jusqu’à 18 mois, ce qui complique la tâche des détaillants qui doivent composer avec une demande grandissante des consommateurs et une certaine rareté dans les produits disponibles.

Certains détaillants pourraient ainsi être à court de certains composants essentiels comme les chambres à air et les dérailleurs.

Le géant japonais Shimano avait d’ailleurs récemment annoncé à ses clients que les commandes de pièces devaient dorénavant se faire 18 mois à l’avance, plutôt que 4 mois comme à l’habitude.

Chez Mike’s Bike Shop, à Dieppe, l’on a indiqué que les commandes spéciales de vélos pour l’année 2021 n’étaient déjà plus envisageables.

«Nous prenons des précommandes pour les vélos 2022 et 2023 lorsque des options sont disponibles», a raconté Rick Snyder, le propriétaire du commerce.

Sur la page d’accueil de son site web, la boutique spécialisée écrit d’entrée de jeu que l’industrie du cyclisme et du plein air se retrouve dans une période sans précédent.

«Il y a un boom mondial dans le cyclisme alors que de plus en plus de gens découvrent le plaisir et la liberté de la vie sur deux roues», peut-on lire.

La direction du commerce a laissé entendre qu’un consommateur qui se présente au magasin ne sortira pas nécessairement de celui-ci avec un vélo.

«Selon les modèles, il faudra parfois attendre deux semaines, deux mois ou même un peu plus pour les modèles les plus rares ou recherchés», a affirmé Rick Snyder.

Au Restigouche, la direction du Parc-Vélo du parc provincial de Sugarloaf s’apprête à recevoir d’ici les prochaines semaines les premiers adeptes de vélo de la saison 2021.

«Il a fallu commander en septembre dernier les vélos de remplacement de notre flotte pour la saison 2022», a raconté Greg Dion, le gestionnaire du parc situé à Atholville qui est reconnu comme le meilleur parc à vélos de tout l’est du Canada.

Ce dernier dit espérer que l’intérêt marqué pour la pratique du vélo se traduira par un bon achalandage de cyclistes au parc durant la saison estivale, d’autant plus que les adeptes du Québec et des provinces de l’Atlantique n’auront probablement pas l’occasion de séjourner au Nouveau-Brunswick cet été en raison des restrictions sanitaires imposées par la COVID-19.