Troisième vague: comment se compare le N.-B. avec le reste du pays?

La troisième vague de la pandémie de COVID-19 frappe le Canada de plein fouet depuis quelques semaines. Comment le N.-B. s’en tire-t-il par rapport aux provinces du pays? Comme c’est le cas depuis l’apparition du coronavirus, les Néo-Brunswickois peuvent se consoler quand ils se comparent…

En date de lundi, il y avait 20,38 cas actifs de COVID-19 par 100 000 habitants au Nouveau-Brunswick. À l’échelle nationale, seulement trois provinces font mieux, soit les suspects habituels de l’Île-du-Prince-Édouard (8,14 par 100 000 habitants), la Nouvelle-Écosse (6,43) et Terre-Neuve-et-Labrador (5,57).

Si le N.-B. hérite du bonnet d’âne parmi les provinces des Maritimes, sa situation est beaucoup plus envieuse que celle des six provinces les plus à l’ouest.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas en Ontario, mais bien en Alberta où le nombre de cas de COVID-19 par 100 000 habitants est le plus élevé au Canada.

La province pétrolière affiche en effet un ratio de 416 cas par 100 000 habitants, très loin devant l’Ontario et son 291.

C’est donc dire que la prévalence du coronavirus est 20 fois plus importante en Alberta qu’au Nouveau-Brunswick.

La Saskatchewan arrive au troisième rang des provinces canadiennes où le nombre de cas actifs par 100 000 habitants est le plus élevé, avec un ratio de 223. Encore là, c’est onze fois plus que le le N.-B.

Suivent, dans l’ordre, la Colombie-Britannique (182), le Québec (147) et le Manitoba (122).

La moyenne nationale est de 90,5.

Le N.-B. s’en tire mieux que la grande majorité des provinces, donc.

Par contre, au cours des 31 derniers jours, le nombre de cas actifs par 100 000 habitants dans la province est passé de 6,4 à 20,3, ce qui constitue une augmentation de 218%.

Une importante tendance à la hausse a été observée partout au pays, comme en fait foi la moyenne nationale de 157%.

L’échantillon néo-brunswickois est très petit, ce qui fait qu’il est difficile de le comparer avec celui des provinces plus populeuses. Il en demeure que l’augmentation de 218% observée au N.-B. au cours des 31 derniers jours est supérieure à celles observées au Manitoba (46%), en Colombie-Britannique (77%), en Saskatchewan (83%), au Québec (86%) et même en Ontario (210%).

C’est en Nouvelle-Écosse où l’explosion a été la plus grande, avec 271%. Encore là, l’échantillon (une augmentation de 46 cas actifs) est très petit.

En Alberta, l’augmentation a été de 228% (le nombre de cas actifs dans la province est passé de 5618 à 18 424 en l’espace d’un mois).

Bilan comparatif

Le bilan comparatif des provinces après un peu plus de 13 mois de pandémie est encore une fois avantageux pour le Nouveau-Brunswick. En fait, le N.-B. n’est pas du tout dans la même ligue que les six provinces dont la population surpasse le million d’habitants.

Avec ses 230 infectés par 100 000 habitants depuis le début de la pandémie, le N.-B. est dernier parmi les provinces maritimes, derrière l’Île-du-Prince-Édouard (108), la Nouvelle-Écosse (186) et Terre-Neuve-et-Labrador (201).

Ces chiffres n’ont toutefois aucune mesure avec ce qui se passe ailleurs au pays.

C’est au Québec où le nombre de personnes atteintes de la COVID-19 par 100 000 habitants est le plus élevé au Canada depuis mars 2020, avec 3942 – soit 17 fois plus qu’au N.-B.

Si le coronavirus avait frappé le N.-B. avec la même intensité que le Québec depuis le début de la pandémie, la province aurait recensé pas moins de 30 500 infectés (contrairement aux 1797 en date de lundi).

Suivent l’Alberta (3889), la Saskatchewan (3260), l’Ontario (2861), le Manitoba (2628) et la Colombie-Britannique (2333).