Pendant qu’au Canada, particulièrement en Ontario, on se débat dans une troisième vague de la pandémie, le gouvernement fédéral annonce que les restrictions pour les voyageurs seront encore en place jusqu’au 21 mai, au moins.

La fermeture des frontières canadiennes est ainsi prolongée d’un mois de plus.

« Ce n’est pas le moment de voyager », a rappelé mardi après-midi le premier ministre Justin Trudeau, lors d’une conférence de presse qui portait, surtout, sur le budget fédéral déposé la veille.

Les voyageurs qui arrivent au Canada par avion devront donc continuer à se soumettre à une quarantaine dont les premiers trois jours se passeront à leurs frais, à l’hôtel, en attendant le résultat d’un test de COVID-19.

Les Canadiens qui rentrent au pays par la route devront soumettre des tests faits avant leur arrivée, à leur point d’entrée, puis à leur retour chez eux.

Dans tous les cas, une quarantaine de deux semaines est obligatoire.

Le premier ministre Trudeau a souligné qu’en ce moment le voyage international est responsable de moins de 2 % des cas de COVID-19 au pays. Tout de même, il estime que ces mesures demeurent nécessaires.

Le gouvernement fédéral considère également la possibilité d’interdire les vols de certains pays.

« J’ai demandé qu’on regarde de près, par exemple, ce que le Royaume-Uni a fait récemment en suspendant les vols en provenance de l’Inde », a fait savoir M. Trudeau.

On a compté plus de 250 000 nouveaux cas par jour, au cours des sept derniers jours, en Inde. Et le pays où vivent plus de 1,3 milliard d’habitants semble avoir vu émerger un nouveau variant du virus.

Selon des données fournies sur les vols ayant atterri au Canada dans les deux dernières semaines, 117 avions avaient à leur bord une personne qui avait contracté la COVID-19.

De ces 117 vols, 29 venaient d’Inde, 20 de diverses villes des États-Unis et 24 de villes européennes.

Santé Canada rapporte qu’environ 1 % des voyageurs confinés à l’hôtel dès leur atterrissage ont reçu des résultats positifs aux tests de COVID-19 pendant qu’ils sont à l’hôtel.

Les déplacements à l’intérieur du Canada se sont également compliqués ces derniers jours.

L’Ontario a fermé ses frontières à l’Est comme à l’Ouest lundi. Mardi, le premier ministre de Nouvelle-Écosse, Iain Rankin, demandait à quiconque n’est pas néo-écossais de ne pas mettre les pieds dans sa province.

En Colombie-Britannique, le gouvernement en est à restreindre aussi les déplacements à l’intérieur de son territoire.

Et puis, une escapade au soleil n’est toujours pas une option.

Air Canada et WestJet continueront jusqu’à la fin mai à ne pas offrir des vols vers des destinations soleil. Ce qui leur a valu les remerciements du premier ministre Trudeau qui s’attend à ce que d’autres compagnies aériennes fassent de même.

« Tous les transporteurs aériens au Canada ont annoncé qu’ils allaient suspendre (les vols) jusqu’au 1er mai. Il reste encore quelques semaines (…) et je suis certain que les discussions se poursuivent », a déclaré le premier ministre.

Bientôt vaccinés

L’Ontario offre depuis mardi matin le vaccin AstraZeneca aux personnes âgées de 40 ans et plus. Le premier ministre fait partie de ce groupe.

« On est dans le processus d’arranger un rendez-vous dans une pharmacie pour avoir ma première dose d’AstraZeneca, j’espère AstraZeneca, pour encourager tout le monde de faire de même », a offert M. Trudeau.

Il a rappelé la directive de son gouvernement: « se faire vacciner avec le premier vaccin qu’on vous offre, le plus rapidement possible ».

Le chef conservateur qui, tous les jours, critique le gouvernement fédéral pour l’approvisionnement en vaccins qu’il estime trop lent, se prépare aussi à se faire vacciner dans quelques jours, dans une pharmacie d’Ottawa.

« J’ai un rendez-vous pris pour ce week-end », a révélé Erin O’Toole qui, lui aussi, recevra le vaccin d’AstraZeneca.

Le comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) a annulé mardi une séance d’information pour dire où en est son étude des risques associés au vaccin AstraZeneca, alors que de nouvelles informations ont récemment émergé sur la formation de rares caillots sanguins. Le comité est toujours en train de réfléchir à ses recommandations.

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle