Les écoles de la région d’Edmundston ont été fermées pendant près de quatre semaines depuis le mois de janvier en raison des confinements complets. Les élèves de la région ont-ils pris du retard par rapport aux autres jeunes de la province pendant ce temps?

Les élèves de la maternelle à la 12e année de la région d’Edmundston ont dû apprendre à la maison pendant au moins une vingtaine de jours depuis le Nouvel An.

Ce n’est peut-être rien en comparaison aux nombreux mois d’apprentissages qu’ils ont manqués l’an dernier lorsque la pandémie s’est déclarée au Nouveau-Brunswick, mais ça demeure une vingtaine de jours de moins en salle de classe que leurs camarades ailleurs dans la province cette année.

Accusent-ils un retard?

Une porte-parole du DSFNO a répondu par courriel qu’il était toujours difficile de mesurer l’impact des confinements sur la progression des élèves.

«Cette année, la plupart des évaluations provinciales ont été annulées. Donc, nous ne pouvons pas effectuer de comparaisons à l’échelle de la province», a souligné Julie Poulin, responsable des communications du district.

Elle a toutefois laissé entendre que les nombreux «bouleversements» vécus au Nord-Ouest ces derniers temps ont pu occasionner certains retards, sans préciser de quelle ampleur.

«En général, au DSFNO, nous observons que les enseignants font du rattrapage lié au confinement du printemps 2020, tout en voyant le contenu prévu pour cette année. Et ceci, peu importe le mode d’apprentissage (en présentiel ou virtuel). Les bouleversements liés à la pandémie au cours de la présente année scolaire engendrent certainement aussi du rattrapage», a-t-elle écrit.

Depuis le début janvier, la région d’Edmundston a changé huit fois de niveau d’alerte.

  • 5 janvier: orange.
  • 17 janvier: rouge
  • 23 janvier: confinement
  • 8 février: rouge
  • 18 février: orange
  • 7 mars: jaune
  • 25 mars: rouge
  • 10 avril: confinement

Mme Poulin assure cependant que le personnel scolaire était bien préparé à accueillir ces changements, ayant beaucoup appris du premier confinement général au printemps dernier.

«Toutes nos équipes sont prêtes quand vient le temps de passer en mode virtuel sans préavis, par exemple, lorsque survient un confinement (…)», a-t-elle fait savoir.

Pour sa part, le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy, rappelle que les retards scolaires engendrés par la pandémie à travers la province ne seront pas analysés en profondeur avant la fin de la crise sanitaire.

Il reconnaît par contre déjà que le Nord-Ouest, ayant été particulièrement frappé par la deuxième et troisième vague du virus, sera impacté différemment que les régions voisines.

«On a vu différents impacts dans différentes régions de la province basés sur leur situation avec la COVID et c’est clair que les jeunes dans le Nord-Ouest ont absolument survécu une période beaucoup plus difficile que la majorité des autres (…)»

Le ministre Cardy maintient que l’enseignement virtuel est beaucoup moins riche que la transmission d’informations en présentiel.

Il serait donc permis de croire que les jours de classe manqués à Edmundston auront des conséquences.

«C’est fort probable qu’on va voir un impact. On enlève des semaines et des semaines de formation, donc il ne serait pas réaliste de dire autrement.»

En plus des dix-huit jours où les écoles de la région d’Edmundston étaient fermées en raison des confinements, notons que certaines écoles sont aussi passées à l’enseignement virtuel à quelques reprises en raison d’éclosions.

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