Vaccination des travailleurs des foyers de soins: le gouvernement cherche à éliminer les barrières

La vaccination des travailleurs de foyers de soins de longue durée a pris du retard, et le gouvernement provincial cherche à rejoindre ceux qui n’ont pas encore reçu une première dose pour accélérer le processus et pour répondre à leurs inquiétudes.

Le premier ministre Blaine Higgs a affirmé la semaine dernière que trop peu de travailleurs des foyers de soins et de foyers de soins spéciaux choisissent de se faire vacciner par rapport à leurs collègues des réseaux de santé.

À ce moment-là, 47% des travailleurs des foyers de soins avaient reçu une première dose et 12% avaient été complètement vaccinés, selon des chiffres fournis par la Dre Jennifer Russell lors d’un point de presse.

Plus tôt cette semaine, le premier ministre a affirmé que les travailleurs répondent bien à la nouvelle initiative du gouvernement, qui vise à contacter les foyers de soins et leurs travailleurs qui n’ont pas été vaccinés.

Le but est de répondre à leurs préoccupations face aux vaccins et de faciliter «les aspects pratico-pratiques» pour qu’ils puissent prendre rendez-vous, selon Robert Duguay, agent de communications du ministère du Développement social.

Le ministère ignore toutefois combien de ces travailleurs ont choisi de se faire vacciner depuis que le premier ministre les a incités à le faire.

Prendre le pouls de cette opération est loin d’être simple, selon M. Duguay. Le gouvernement doit distribuer un sondage à 70 foyers de soins et à plus de 500 foyers de soins spéciaux.

«On essaie de faire ça le plus rapidement possible, on y travaille très activement.»

Jodi Hall, directrice générale de l’Association des foyers de soins du N.-B., affirme que les 70 foyers de soins membres de son association font ce qu’ils peuvent pour encourager la vaccination de leurs employés.

Elle souligne que des cliniques de vaccination se déroulent actuellement pour donner une deuxième dose du vaccin aux résidents des foyers de soins, et que cela permet aussi à des employés d’y avoir accès.

Contrairement à ce qu’a laissé entendre le premier ministre, l’hésitation face aux vaccins n’est pas le seul facteur qui a eu une influence sur les taux de vaccination chez ces travailleurs, d’après Mme Hall. Les vaccins n’étaient pas facilement accessibles à tous depuis le début.

«L’accès aux vaccins est une raison importante pour laquelle les taux de vaccination varient d’un foyer à un autre, puisqu’il y a eu différents niveaux d’accessibilité pour les employés dans différentes régions de la province.»

Janice Melanson, deuxième vice-présidente du Conseil des syndicats des foyers de soins du N.-B, fait écho à ces propos.

Selon elle, des travailleurs de foyers de soins ont dû faire plus d’une heure de route pour aller se faire vacciner dans un hôpital puisqu’il n’y avait pas de clinique dans leur lieu de travail.

Janice Melanson dit qu’un plus grand nombre de travailleurs se font vacciner lorsqu’il y a des cliniques de vaccination dans les foyers de soins où ils travaillent.

Le Conseil des syndicats des foyers de soins du N.-B. a aussi communiqué avec ses 55 foyers  membres pour tenter de répondre à leurs questions sur les vaccins afin que plus d’entre eux se fassent vacciner.

«C’est certain qu’il peut y avoir des doutes, de l’hésitation. Peut-être qu’il n’y a pas assez d’éducation. J’espère que les questions-réponses aideront les gens à prendre leur décision.»