Droits de chasse en Colombie-Britannique: des impacts jusqu’au N.-B.

Une décision récente de la Cour suprême concernant les droits de chasse des Autochtones sur la côte ouest pourrait avoir des répercussions sur les Premières Nations qui chevauchent la frontière entre le Maine et le Nouveau-Brunswick.

Dans une décision rendue le 23 avril, le plus haut tribunal du pays a statué qu’un Autochtone américain avait le droit de chasser en Colombie-Britannique étant donné les liens historiques de son peuple avec la région.

Richard Lee Desautel, un citoyen américain, a été accusé de chasser sans permis après avoir abattu un wapiti près de Castlegar, en Colombie-Britannique. Il s’est toutefois défendu en disant qu’il avait un droit ancestral de chasser en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle du Canada.

Maintenant, les membres de la Nation des Peskotomuhkati, qui ont des communautés au Nouveau-Brunswick et au Maine, affirment que leurs citoyens ont les mêmes droits et ils s’attendent à ce que le gouvernement fédéral les respecte.

« Nous savons qui nous sommes et je n’avais vraiment pas besoin d’une Cour suprême pour me dire qui je suis ou qui sont mes gens », a déclaré le chef des Peskotomuhkati, Hugh Akagi, lors d’un entretien samedi.

M. Akagi estime que des négociations devraient être lancées, pour discuter de questions telles que les pêches au Canada.

L’avocat Paul Williams, qui négocie pour les Peskotomuhkati, soutient que la décision du tribunal est claire.

« C’est une nation, tout le monde est lié, et maintenant la Cour suprême a dit que c’est une nation aux fins de la reconnaissance et de la protection constitutionnelle canadienne », a-t-il indiqué.

MM. Williams et Akagi affirment qu’un accord a été conclu il y a trois ans qui permet aux membres de la bande du Maine de chasser l’orignal au Nouveau-Brunswick. Selon eux, cela pourrait servir de modèle pour d’autres accords.

« Prenons quelque chose de réussi comme cette chasse à l’orignal et bâtissons là-dessus », a souligné M. Akagi