Le Nouveau-Brunswick accélère la vaccination – Un nouveau traitement disponible

Les personnes âgées de plus de 50 ans peuvent dès à présent prendre rendez-vous pour se faire vacciner, et les citoyens âgés de plus de 16 ans qui souffrent de deux maladies chroniques sont désormais éligibles. Toute la population sera bientôt admissible.

La campagne de vaccination commence à s’intensifier à travers la province. Mardi, 247 676 Néo-Brunswickois avaient reçu au moins une dose, soit 37,4% de la population. Ce pourcentage devrait augmenter rapidement alors que les livraisons hebdomadaires de vaccins Pfizer ont doublé depuis le début du mois. Ottawa prévoit d’ailleurs l’envoi de 365 040 doses du vaccin Pfizer-BioNTech vers la province entre le 3 mai et le 27 juin.

«C’est toute une réalisation. Je suis tellement contente de l’enthousiasme démontré par les gens pour notre campagne de vaccination», s’est félicitée la médecin-hygiéniste en chef, Dre Jennifer Russell.

Elle encourage les citoyens à se tourner vers les pharmacies et les cliniques organisées par les régies régionales de santé. «On me dit qu’il y a beaucoup de disponibilités, alors s’il vous plaît appelez aussitôt que possible.»

Dre Russell assure que, si tout se déroule comme prévu, la vaccination sera disponible pour toutes les tranches d’âge entre la fin mai et le début du mois de juin. «On pourra vacciner une grande partie de la population au cours des quatre prochaines semaines. Chaque semaine nous allons pouvoir annoncer de nouveaux groupes d’âge.»

Personne ne devra attendre plus de 16 semaines pour recevoir une seconde dose, ajoute-t-elle.

À partir de quel taux de vaccination le gouvernement provincial envisagera-t-il un relâchement des restrictions? Dre Russell préfère ne pas s’avancer pour le moment. «C’est une question difficile à répondre, c’est quelque chose qui sera décidé au fur et à mesure qu’on reçoit de l’information sur la situation des pays dont les programmes de vaccination sont plus avancés», dit-elle.

Quatre nouveaux cas ont été identifiés mardi, un dans la zone 1 (Sud-Est), un dans la zone 2 (Saint-Jean), un dans la zone 3 (Fredericton) et dans la zone 6 (Bathurst et Péninsule acadienne).

Le nombre de cas actifs s’élève à 141, six personnes sont hospitalisées.

La zone d’Edmundston – Haut-Madawaska demeure en phase orange. Selon la responsable de la Santé publique, la décision sera réévaluée la semaine prochaine.

Son équipe surveille de près la situation en Nouvelle-Écosse, qui rapportait un nombre record de cas actifs de la COVID-19 et une hausse des hospitalisations. Il y avait mardi 163 malades de plus dans la province, ce qui a fait grimper le nombre de cas actifs à 1060.

Horizon approuve un nouveau traitement contre la COVID-19

Le groupe consultatif sur les maladies infectieuses et la microbiologie médicale d’Horizon donne son feu vert à la prescription d’un nouveau médicament, le budésonide, qui permettrait d’accélérer le rétablissement des patients touchés par le coronavirus.

Ce traitement s’adresse aux patients en consultation externe ayant contracté la COVID-19 qui présentent des symptômes légers à modérés. Il est réservé à ceux qui n’ont pas besoin d’une hospitalisation et ne présentent aucun signe de pneumonie et ne prennent pas de médicaments de la famille des stéroïdes.

«On estime qu’il pourrait faire cesser la manifestation de symptômes jusqu’à trois jours plus tôt», peut-on lire dans un communiqué publié mardi par la régie de santé anglophone. «De plus, selon les données limitées recueillies jusqu’à présent, ce médicament pourrait réduire le nombre de visites des patients concernés chez leur fournisseur de soins primaires ou aux services d’urgence.»

Le budésonide est administré par inhalateur deux fois par jour durant 14 jours.

«Ce traitement n’est pas encore la norme en matière de soins, mais nous avons été témoins de son efficacité dans la résorption plus rapide des symptômes», explique le Dr Gordon Dow, directeur médical régional en matière de maladies infectieuses au Réseau de santé Horizon.

À l’heure actuelle, ce médicament est approuvé pour une utilisation non indiquée au cas par cas en Colombie-Britannique et au Royaume-Uni.

Dr Édouard Hendriks, vice-président aux affaires médicales, universitaires et de la recherche chez Horizon, dit encourager les médecins et les infirmières praticiennes partout dans la province à discuter de ce traitement avec leurs patients atteints de la COVID-19.