La saison de pêche au homard est lancée!

De Dalhousie à Pointe-Sapin, en passant par Caraquet, Miscou, Val-Comeau et de nombreuses communautés longeant le littoral acadien, la saison de pêche au homard a pris son envol mardi matin dans le nord-est du Nouveau-Brunswick.

Le coup de départ a été donné à 6h dans la zone 23. La pêche demeurera ouverte jusqu’au 3 juillet. Elle devait initialement débuter le 30 avril, mais le début de saison a été reporté de quelques jours en raison de la pluie et de fortes rafales qui ont balayé la région le week-end dernier.

À Caraquet, de nombreuses voitures se sont garées près du restaurant Le Caraquette, qui a ouvert ses portes tôt pour l’occasion et où il y a une vue imprenable sur les installations portuaires locales.

Éloi et Sandra Hébert, de Saint-Simon, étaient parmi les lève-tôt qui ont assisté au spectacle matinal.

«On aime voir les bateaux partir. C’est toujours beau à voir», lance Éloi.

«Avec la COVID, il n’y a pas beaucoup d’activités, donc on a décidé de venir voir le départ des bateaux. On va en faire une activité. On va prendre le déjeuner par la suite.»

Les mesures de gestion principales mises en place par Pêches et Océans Canada sont les mêmes qu’en 2020. Les pêcheurs de la zone 23 ont droit à un maximum de 300 casiers et la taille minimale légale de la carapace est fixée à 77 mm.

Le départ au quai de Caraquet. – Facebook Yvonne Chiasson

Une bonne année?

S’il est encore difficile de prédire comment se passera la saison sur l’eau, elle pourrait être lucrative.

Selon une analyse réalisée par Jack Sackton, de Seafood Datasearch, pour le gouvernement du Nouveau-Brunswick, la reprise des marchés risque d’être très forte en 2021, après une année 2020 marquée par l’incertitude entourant le début de la pandémie de la COVID-19.

Bien que les lieux de consommation traditionnelle de homard, comme les casinos, les croisières et les restaurants, ont été grandement touché par les mesures sanitaires, la vente de fruits de mer, comme le homard, a connu une importante hausse dans les supermarchés, particulièrement aux États-Unis, l’une des principales destinations du homard du Nouveau-Brunswick, ajoute l’analyste.

Les réserves de homard sur les marchés internationaux sont également presque épuisées, mais les prix élevés pourraient pousser les commerçants à limiter la promotion.

L’an dernier, les pêcheurs ont reçu environ 3,50$ la livre en début de saison. Vers la fin de la saison, ce montant avait grimpé pour se stabiliser à environ 4,50$à 5$ la livre.

Par ailleurs, la possibilité d’une éclosion de la COVID-19 dans une usine de transformation ou ailleurs dans l’industrie continue d’être une préoccupation.

«On se croise les doigts, car on se trouve encore en situation de pandémie. On espère qu’il n’y aura pas d’éclosion de la COVID-19 dans les usines. La période de pêche est limitée, donc si des semaines sont perdues, elles ne sont pas remplacées à la fin», a récemment déclaré Martin Mallet, directeur général de l’Union des pêcheurs des Maritimes.

«On est chanceux qu’il n’y a rien eu, mais c’est encore une réalité et l’inquiétude est encore là. On ne se sent pas à l’abri. La seule chose c’est qu’on est un peu mieux préparé», a aussi récemment dit Réjean Comeau, un pêcheur de Val-Comeau.