Santé Canada autorise pour la première fois l’administration d’un vaccin contre la COVID-19 pour les enfants de moins de 16 ans.

Le vaccin Pfizer-BioNTech pourra être donné dès l’âge de 12 ans.

Une étude sur 2000 participants âgés de 12 à 15 ans a été conduite aux États-Unis. C’est sur les conclusions de cette étude, qui a fait l’objet d' »examen scientifique rigoureux et indépendant des données », que Santé Canada se base pour accorder la nouvelle permission au vaccin de Pfizer.

« L’essai portait sur le même schéma à deux doses et la même dose de vaccin que ceux ayant été autorisés pour les adultes », a spécifié Marc Berthiaume, directeur du Bureau des sciences médicales de Santé Canada.

« Les données de l’essai clinique ont montré qu’après la deuxième dose, l’efficacité de prévention de la COVID-19 dans cette tranche d’âge plus jeune était de 100 % », a souligné Dr Berthiaume.

Les provinces auront maintenant à décider de la façon de conduire les campagnes de vaccination des enfants. Québec, de son côté, attend la recommandation du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) avant de rendre sa décision publique.

Sur Twitter, le ministre de la Santé, Christian Dubé, s’est réjoui de cette nouvelle en provenance d’Ottawa. « C’est une bonne nouvelle. On doit vacciner le plus de Québécois possible. En parallèle, les opérations se préparent. Le réseau sera prêt », a-t-il écrit mercredi matin.

Vaccins « préférentiels »

Santé Canada a par ailleurs tenté d’expliquer, à son tour, aux Canadiens pourquoi ils devraient continuer de faire confiance aux vaccins à vecteur viral, tel qu’AstraZeneca.

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) a déclaré, lundi, que les vaccins à ARN messager (ARNm) comme Pfizer-BioNTech ou Moderna, étaient « préférentiels », ce qui a suscité les critiques chez les professionnels de la santé et auprès de la population.

« Un vaccin, c’est mieux que pas de vaccin », a réitéré Dr Berthiaume, qui a rappelé que la COVID-19 continue de faire des dizaines de morts tous les jours.

Sa collègue, Dre Sharma, a préféré utiliser une analogie pour illustrer l’urgence de la situation.

« Si votre vie est en danger et que vous devez composer le 9-1-1 pour obtenir de l’aide, pour sauver votre vie, il importe peu si vous avez appelé d’un iPhone, d’un Samsung ou même d’un téléphone à rabat. Le résultat est le même », a-t-elle déclaré.

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