Plus d’un demi-million de Néo-Brunswickois vaccinés

Même si le Nouveau-Brunswick n’a pas réussi à inoculer au moins une dose de vaccin chez 75% de sa population lundi, la province se rapproche tranquillement de sa cible. Mercredi matin, la province rapportait que plus de 500 000 personnes ont reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19.

Mercredi matin, 72,2% des Néo-Brunswickois âgés de 12 ans et plus avaient reçu au moins une dose de vaccin, soit 500 529 personnes.

Jusqu’à présent, 551 125 vaccins ont été administrés dans la province, ce qui signifie que 50 596 personnes ont déjà reçu leur deuxième dose.

D’après les chiffres fournis par la santé publique, 11 534 personnes ont reçu un vaccin entre lundi et mardi.

Il faudra encore que 19 511 personnes se retroussent les manches avant que les trois quarts des citoyens éligibles à la vaccination aient reçu au moins une dose.

Le gouvernement Higgs souhaite que 75% des Néo-Brunswickois aient reçu leur première dose du vaccin contre la COVID-19 afin d’atteindre la première phase du plan de déconfinement du Nouveau-Brunswick.

Plus tôt cette semaine, le premier ministre Higgs a dit que la cible de 75% devrait être atteinte d’ici la fin de la semaine. Il a toutefois rappelé que l’important, c’est de franchir la ligne d’arrivée et non pas le moment où cela se produira.

D’ici là, la province dit réfléchir à de nombreux moyens afin de joindre les citoyens qui n’ont pas été vaccinés et les convaincre de le faire. Blaine Higgs affirme que des unités pourraient même être déployées, équipées de camions réfrigérés, afin d’apporter les vaccins directement aux Néo-Brunswickois.

Le premier ministre a confirmé que des campagnes de vaccination seront menées dans des écoles de la province. Jeudi, une clinique de vaccination aura notamment lieu dans une école secondaire de Saint-Jean. D’autres élèves y seront également transportés par autobus afin de recevoir leur vaccin.

Les districts scolaires communiqueront bientôt avec les familles afin de les informer de la possibilité que les élèves des écoles intermédiaires et secondaires puissent participer à des cliniques de vaccination à l’école ou se faire transporter par autobus à une clinique sans rendez-vous.

Trop peu trop tard, disent les libéraux

Pour Jean-Claude D’Amours, député libéral d’Edmundston-Madawaska-Centre, le blitz de vaccination que tente maintenant d’organiser Fredericton aurait dû arriver bien plus tôt.

«Depuis les derniers jours, ils sont en mode panique sur les réseaux sociaux, essayant désespérément de convaincre les gens de se faire vacciner, dit M. D’Amours. Ça aurait dû être fait depuis des mois, mais ils ont attendu la dernière minute. Ils ont aussi attendu le dernier moment pour convaincre les 12 ans et plus de se faire vacciner.»

M. D’Amours espère surtout que le gouvernement Higgs aura compris l’importance d’être proactif.

«J’ai très peur qu’on aille du mal à atteindre la prochaine étape du plan (prévue pour le 1er juillet), a-t-il déclaré lors d’une mêlée de presse mardi. J’espère que le gouvernement comprend et accepte qu’il a mal géré ce dossier pendant des semaines et qu’il doit maintenant avoir une approche beaucoup plus proactive pour bien expliquer l’importance de se faire vacciner. J’espère qu’ils ont bien compris que c’est eux qui ont échoué et non pas les citoyens.»

Frontières: Higgs n’écarte pas l’idée d’exiger une preuve de vaccination

Interrogé à savoir si un passeport de vaccination pourrait être exigé afin de se déplacer d’une province à l’autre une fois que les frontières ouvriront, le premier ministre du Nouveau-Brunswick n’a pas écarté l’idée. La question a été soulevée il y a quelques semaines lors d’une réunion entre les premiers ministres de provinces.

«Plusieurs étaient contre l’idée d’exiger un passeport de vaccination», a expliqué Blaine Higgs mercredi, précisant que la question devrait être abordée la semaine prochaine lors d’une rencontre avec ses homologues.

Il croit néanmoins qu’un certain contrôle pourrait être exigé aux frontières.

«Je crois que ça pourrait jouer un rôle quand nous allons initialement ouvrir les frontières et accueillir des gens des autres provinces ou des États-Unis, a-t-il indiqué. Ça m’étonnerait que ce soit un passeport officiel, mais nous pourrions tout simplement exiger la preuve de vaccination à la frontière.»