Bals et remises des diplômes: des assouplissements sont demandés

Alors que le taux de vaccination contre la COVID-19 s’approche tranquillement des 75%, des voix s’élèvent afin de réclamer certains allègements pouvant permettre aux jeunes finissants de la province d’avoir un bal et une remise des diplômes avec moins de restrictions.

À leur dernière rencontre officielle de l’année scolaire, les membres du Conseil d’éducation du district francophone Nord-Est (DSF-NE) ont effectué un plaidoyer à l’endroit du ministère de l’Éducation afin qu’il assouplisse les règles sanitaires en vue des cérémonies de remises des diplômes ainsi que la tenue de bals.

Précisément, on lui demande la permission d’accueillir un plus grand nombre de spectateurs lors de la remise des diplômes et également la possibilité d’organiser des bals.

Ils aimeraient notamment que le Nouveau-Brunswick s’inspire d’autres juridictions canadiennes qui se sont montrées compréhensives envers le parcours de leurs finissants du secondaire en leur donnant plus de latitude en vue de ces deux événements importants dans la vie des élèves. Au Québec par exemple, où la situation de la COVID-19 est de loin pire que celle au Nouveau-Brunswick, la Santé publique a autorisé la tenue de bals des finissants à compter du 8 juillet et pour un maximum de 250 personnes.

Selon Marc Pelletier, directeur du DSF-NE, chacune de ses écoles a remis jusqu’ici son plan opérationnel pour l’activité de remise des diplômes. Ceux-ci varient d’un établissement à l’autre en raison du nombre de finissants et de la capacité d’accueil des salles où auront lieu ces activités. Du coup, le nombre d’invités pour chaque élève s’avère très contingenté.

«Les écoles savent ce qu’elles veulent faire. Cela dit, le message que l’on reçoit de toute part, c’est qu’on aimerait davantage de souplesse pour permettre d’en faire un peu plus. On aimerait un bal, des défilés, etc.», explique le directeur général.

Ce dernier l’avoue, il fondait beaucoup d’espoirs d’obtenir des allègements de la part de Fredericton au cours des dernières semaines et aurait aimé pouvoir annoncer de bonnes nouvelles aux écoles.

«Mais ce n’est pas le cas, du moins jusqu’à présent. Cela dit, on a toujours espoir», dit-il, notant être en pourparlers avec le ministère à ce sujet.

L’un des commentaires revenus souvent sur le tapis au cours de la rencontre du CED, c’est la proximité entre la tenue du bal et les allègements aux mesures d’urgence par la province. Ces allègements doivent, en théorie, entrer en vigueur à compter du 1er juillet.

«Les directions d’écoles et les jeunes voient ce qui s’annonce à l’horizon, un relâchement au niveau des restrictions sanitaires, et ils aimeraient en profiter à l’avance. On ne peut pas les blâmer, car ils ont vécu toute une année scolaire et on ne parle que d’environ une dizaine de jours d’écart entre la levée de certaines restrictions et la fin des classes. Pour moins de deux semaines, ce serait dommage de priver les jeunes des activités qui gravitent autour de la fin de leurs études», estime M. Pelletier.

Le temps commence toutefois à presser, car il ne reste que deux semaines avant la fin de l’année scolaire. Les CED et la direction du DSF-NE pressent ainsi le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, de se positionner rapidement sur cette demande.

«Idéalement, on souhaite une réponse d’ici la fin de la semaine, car ce ne sont pas des événements qui s’organisent à la légère. Ça prend du temps, et le temps commence à manquer», dit M. Pelletier.

Advenant une fin de non-recevoir catégorique de la part de la province, les directions d’écoles devront s’en tenir à leurs plans initiaux.

Le journal a tenté de recueillir les propos du ministre Cardy, mais la demande est demeurée sans réponse.