Alors que le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Iain Rankin, se dit surpris de la «tolérance au risque» du Nouveau-Brunswick, son homologue Blaine Higgs se défend en disant qu’il n’a pas dérogé à son plan de réouverture publié fin mai.

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse se dit surpris de la rapidité avec laquelle le Nouveau-Brunswick a ouvert ses frontières aux voyageurs du reste du Canada.

La décision du Nouveau-Brunswick, annoncée mercredi, survient près d’une semaine avant une réouverture régionale prévue par les trois autres provinces de l’Atlantique le 23 juin.

«J’ai été surpris que leur tolérance au risque soit différente», a déclaré Iain Rankin, jeudi, en faisant référence aux élus néo-brunswickois.

Bien que M. Rankin ait pris soin de ne pas commenter davantage, il a déclaré que les partenaires provinciaux poursuivront les discussions sur la manière d’aborder la réouverture. Il a de plus souligné que sa province prévoyait une réouverture plus large au reste du Canada le 14 juillet.

Le Dr Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef de la N.-É, a affirmé de son côté qu’il faudra surveiller de près l’apparition de nouveaux cas au N.-B.

«Il faudra au moins deux semaines pour voir l’impact de leur ouverture», a déclaré le Dr Strang aux journalistes.

«Ils introduisent certainement un niveau de risque plus élevé dans leur province et nous surveillons cela de près, car cela a des implications pour nous.»

Le premier ministre Blaine Higgs, quant à lui, admet que le Nouveau-Brunswick pourrait voir une augmentation de cas de COVID-19 après l’ouverture des frontières, mais qu’ils ne seront pas aussi graves en raison de la protection offerte par les vaccins.

«Il y aura peut-être des cas positifs, mais les vaccins, jusqu’à maintenant, ont été très efficaces contre les variants.»

Quant à la rapidité de l’ouverture des frontières, Blaine Higgs se défend en disant que le Nouveau-Brunswick a publié les étapes de son déconfinement le 27 mai, et que les cibles de vaccination à atteindre y étaient clairement indiquées.

Ces étapes prévoyaient que le Nouveau-Brunswick ouvre ses frontières au reste du Canada le premier juillet en autant que certains objectifs soient atteints, dont la vaccination complète de 20% de la population âgée de 65 ans et plus.

La cible a toutefois été atteinte deux semaines plus tôt que ne le prévoyait ce plan.

«Il n’y avait aucune raison de ne pas continuer à avancer», selon Higgs.

Il affirme qu’il avait une «obligation» de procéder à l’ouverture dès que le Nouveau-Brunswick a atteint sa cible, et qu’il en a fait part à ses homologues de l’Atlantique la semaine dernière.

«On essayait de trouver une date d’ouverture de la bulle, et on parlait du 23 juin, et j’ai dit à mes collègues “vous voyez ce que j’ai publié le 27 mai, et à moins qu’on n’atteint pas ces cibles, j’ai une obligation d’aller de l’avant avec cet engagement”.»

-Avec des extraits de la Presse Canadienne

 

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