Jesse Todd Logue, qui était âgé de 26 ans au moment de son arrestation en 2019, devra passer près de cinq ans derrière les barreaux pour complot de trafic de méthamphétamine et pour possession d’une arme prohibée.

L’homme a été arrêté le 28 août 2019, lors d’une descente policière réalisée de façon simultanée dans cinq résidences situées à Moncton, à Douglas et à Steeves Mountain au N.-B.

Il s’agissait du point culminant d’une enquête ayant duré sept mois et réalisée par trois services régionaux de la GRC ainsi que les forces policières de Fredericton et de Woodstock.

Les policiers ont surveillé des suspects et ont mis des lignes téléphoniques sous écoute pour arriver à leurs fins, selon le procureur Christian Girouard-Leclerc.

D’après lui, Jesse Todd Logue a envoyé un message texto à un numéro du Nouveau-Brunswick pour commander plusieurs kilogrammes de méthamphétamines le 27 août 2019.

Il a également envoyé une photo d’une valise pleine d’argent comptant à son contact afin de prouver qu’il avait de quoi payer pour la marchandise.

Le lendemain, la police a pu observer l’échange de la marchandise dans le stationnement d’un casino à Moncton.

Lors de son mandat de perquisition, la police a découvert un pistolet Smith & Wesson 9mm avec des munitions à portée de main dans l’une des demeures de Jesse Todd Logue, alors qu’il ne disposait pas de permis.

Bien qu’il lui était déjà interdit de posséder des armes à feu à vie en raison d’une autre accusation criminelle, une deuxième interdiction de ce genre a été imposée en lien avec cette affaire.

Il devra aussi remettre un échantillon d’ADN aux autorités.

Une peine écourtée

Le juge Darrell J. Stephenson a accepté la peine recommandée par le ministère public et par la défense, soit de 5 ans pour trafic de drogue et de 3,5 ans de prison pour possession d’une arme prohibée.

Sa peine de huit ans et demi a toutefois été réduite considérablement en fonction du temps passé derrière les barreaux en attendant la résolution de son procès.

Les peines de prison sont habituellement réduites de 1,5 jour pour chaque jour passé en prison avant la condamnation, mais les juges peuvent réduire des peines de façon plus généreuse si les conditions de leur détention sont particulièrement difficiles.

Selon son avocate Breana Vandebeek, le coupable a passé 17 mois en isolement lorsqu’il était en prison, et il n’a eu que très peu de contact avec qui que ce soit pendant cette période, ce qui a exercé une «pression extrême» sur sa santé mentale.

Malgré ses protestations, il était séparé des autres prisonniers à cause d’un renseignement anonyme fourni aux agents correctionnels comme quoi la sécurité du détenu était menacée, ce qu’on lui avait expliqué de façon vague.

Selon un calcul approximatif, le juge a donc soustrait 996 jours de sa peine en fonction du temps d’emprisonnement, et 330 jours de plus en raison de son isolement. Il lui reste donc 1777 jours de prison, soit quatre ans, dix mois et des poussières.

logo-an

private

Vous utilisez un navigateur configuré en mode privé ou en mode incognito.

Pour continuer à lire des articles dans ce mode, connectez-vous à votre compte Acadie Nouvelle.

Vous n’êtes pas membre de l’Acadie Nouvelle?
Devenez membre maintenant

Retour à la page d’accueil de l’Acadie Nouvelle