À quelques jours du passage en phase verte, les employeurs s’interrogent sur la fameuse «nouvelle normalité». Que conserver? Que laisser derrière? Une chose est certaine, pour les commerçants avec lesquels nous avons discuté lundi, il n’est pas question de continuer à imposer le port du masque.

Julie Lizotte, la copropriétaire du magasin Escompte en Folie, à Edmundston, explique que certaines barrières seront entretenues après le 30 juillet, comme les comptoirs qui favorisent la distanciation devant la caisse.

Le masque, par contre, n’en fera pas partie.

«Ceux qui veulent le porter, que ce soit nos employés ou nos clients, c’est évident que nous allons respecter leur choix, mais nous ne l’obligerons plus», a précisé Mme Lizotte.

Julie Lizotte, copropriétaire. – Acadie Nouvelle: Allison Roy

«Je pense que la plupart des commerçants vont laisser ça à la discrétion, quoique ça pourrait dépendre du type de commerce. Je verrais qu’il les garderait peut-être dans les pharmacies, comme c’est le cas à l’hôpital et dans les foyers de soins?», s’est-elle questionnée.

À l’Escompte en Folie, les flèches au sol qui indiquent la direction à emprunter seront bientôt chose du passé.

Et pareil pour les nombreuses affiches qui rappellent les consignes de sécurité.

À quelques pas de là, chez Sports experts, Joey Godin et Diane Couturier partageaient des réflexions semblables.

«Nous n’avons pas encore eu de rencontre à ce sujet, mais j’ai l’impression qu’on va relâcher les masques», a avancé le propriétaire.

«Nous allons garder le désinfectant dans l’entrée par contre. Ça, c’est là pour de bon.»

Sa collègue devine que le Plexiglas restera aussi encore un moment.

«Je suis pas mal sûr qu’il y a plusieurs personnes qui vont garder le masque», a-t-elle ajouté.

Du côté de Gauvin Draperie & Design, à Saint-Jacques, la propriétaire envisage elle aussi de maintenir certaines protections pendant la phase verte.

La petite salle d’attente et le gel désinfectant, par exemple.

«Nous allons continuer à encourager les clients à se laver les mains, mais de là à les obliger à porter le masque, non.»

Lise Gauvin précise que les employés garderont toutefois leur couvre-visage près au cas où les clients seraient inconfortables.

«Moi je dis que si nos clients veulent qu’on le mette, on le mettra parce que je suis certaine que certains voudront encore se protéger», a-t-elle affirmé.

Lise Gauvin de chez Gauvin Draperie & Design à Edmundston. Acadie Nouvelle: Allison Roy.

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