La fin de l’arrêté obligatoire de l’état d’urgence est un moment charnière de la lutte contre la pandémie au Nouveau-Brunswick. Toutefois, cela signifie aussi que la Santé publique a moins d’outils à sa disposition pour garder un œil sur le virus.

La médecin-hygiéniste en chef ne pourra plus imposer le port du masque ni la distanciation sociale de façon uniforme dans les lieux publics.

La capacité de la Santé publique à faire le traçage de contacts sera aussi réduite puisque les entreprises et les restaurants ne seront plus forcés de recueillir des informations sur leurs clients pour les remettre au gouvernement.

Mais la Dre Jennifer Russell ne semble pas inquiète outre mesure.

«La façon dont on contrôlait des éclosions avant la pandémie continue. On va encore être capable de faire le traçage de contacts étroits, on va encore être capables d’ordonner aux gens de se mettre en isolement. On a encore des mesures qu’on peut utiliser sous la loi de la santé publique. Et c’est important de se rappeler que les restrictions fédérales resteront en vigueur», dit-elle en entrevue.

Elle rappelle aussi que des entreprises peuvent toujours choisir d’avoir leurs propres politiques en matière de protection de santé.

Un peu de répit

Malgré l’arrivée de la phase verte, la Dre Russell affirme que la pandémie n’est pas terminée.

La Santé publique se prépare à la rentrée scolaire en septembre, à planifier la vaccination des gens qui ont des problèmes immunitaires.

Il reste aussi à savoir si les personnes de 12 ans et moins pourront recevoir le vaccin, chose qui ne sera faite qu’avec une recommandation de la part de Santé Canada.

«Après ça, ça va être la campagne de vaccination des troisièmes doses pour le reste de la population. On s’attend à des directives là-dessus d’ici au mois de janvier», affirme-t-elle.

Mais ce sera aussi le moment pour plusieurs employés de cette partie de la fonction publique de prendre un peu de repos.

«Je veux que tous les employés du ministère de la Santé et de la Santé publique puissent prendre des vacances et se reposer après 499 jours de travail sur la COVID-19.»

Éventuellement, la médecin-hygiéniste en chef ne sera peut-être plus sous les projecteurs autant qu’elle ne l’était au cours de la pandémie.

Bien qu’elle affirme que cette partie de son travail a été une expérience enrichissante, elle n’est pas non plus fâchée de passer à autre chose.

«J’ai appris beaucoup de cette expérience, je crois que ça m’a beaucoup aidé dans ma carrière. Si ça arrive que je n’ai plus besoin d’être dans des conférences de presse régulièrement, je ne crois pas que ça va me manquer, j’aurai le temps de faire autre chose sur les autres dossiers de la Santé publique.»

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