Les travailleurs paramédicaux doivent passer de plus en plus de temps à garder un œil sur leurs patients même après leur arrivée à l’hôpital en raison du manque de lits et de personnel. Le gouvernement essaie tant bien que mal de trouver des solutions.

Les heures attribuées aux délais de déchargement ont grimpé en flèche au cours des quatre derniers mois, selon des chiffres recueillis par Ambulance NB mais fournis à l’Acadie Nouvelle par le ministère de la Santé.

Les travailleurs paramédicaux étaient cloués en place pendant 904 heures en avril, 1004 heures en mai, 1381 heures en juin et 1765 heures en juillet cette année.

Plus tôt cette semaine, le directeur général d’Ambulance NB, Richard Losier, a affirmé que cette tendance, combinée aux vacances et aux congés maladie du personnel paramédical, met un stress «énorme» sur les services d’ambulance.

Bruce MacFarlane, directeur des communications du ministère de la Santé, dit que l’augmentation de ces délais est «très préoccupante» pour le ministère.

«Les délais de déchargement sont un symptôme direct de la pénurie de ressources humaines à laquelle nous faisons face, combinée à un taux élevé d’occupation des hôpitaux. Ces problèmes entraînent une congestion des salles d’urgence partout dans la province et des délais de déchargement des patients.»

Il affirme que le plus grand facteur qui cause ces problèmes demeure le niveau de dotation des postes au sein du système.

«Le recrutement et le maintien en poste combinés à une utilisation plus efficace de nos ressources actuelles continueront d’être la mesure la plus importante pour renverser la situation.»

Le gouvernement et les réseaux de santé tentent de trouver des solutions viables, mais le recrutement demeure la pierre angulaire du problème.

Thomas Lizotte, porte-parole du Réseau de santé Vitalité, affirme qu’il s’agit d’une «situation récurrente causée en partie par une pénurie de main-d’œuvre».

Il fait savoir que des initiatives de recrutement ont été mises en place, mais qu’elles ont été ralenties en raison de la pandémie.

«Le Réseau est bien au fait de cette situation et travaille sans relâche avec le ministère et ses différents partenaires à la recherche de solutions viables.»

Du côté du Réseau de santé Horizon, la vice-présidente des services cliniques, Geri Geldart, explique qu’il existe plusieurs mesures pour éviter que des patients ne doivent attendre dans une ambulance.

Selon elle, des employés sont chargés de travailler avec les familles des patients pour qu’ils puissent obtenir leur congé de l’hôpital en temps opportun afin de libérer des lits.

Le Réseau encourage aussi les gens à recevoir des soins de santé ailleurs qu’aux services d’urgence des hôpitaux dans la mesure du possible.

«Quand ces mesures ne suffisent pas, nous pouvons assigner des patients ailleurs que dans des chambres d’hôpital traditionnelles. Nous pouvons aussi annuler des chirurgies non urgentes», dit Geri Geldart.

Si ces mesures ne suffisent pas non plus, il faut alors décider de garder les patients dans un endroit sûr, ce qui peut être une ambulance, selon elle.

«Nous continuons à travailler avec nos employés et partenaires pour trouver des solutions à ce problème, y compris un effort de recrutement proactif local, national et international.»

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