Le gouvernement fédéral octroie un financement de 366 000 $ pour une recherche universitaire sur les obstacles à l’accès aux services d’avortement au Nouveau-Brunswick.

La ministre fédérale de la Santé, Patty Hajdu, a expliqué mardi à Fredericton que l’étude, qui sera dirigée par l’Université du Nouveau-Brunswick, vise à fournir des données probantes pour démontrer la nécessité de pratiquer des avortements à la Clinique 554, dans la capitale provinciale.

La loi du Nouveau-Brunswick interdit le financement gouvernemental des avortements pratiqués à l’extérieur de trois hôpitaux approuvés – deux à Moncton et un à Bathurst; le gouvernement refuse de financer la Clinique 554, à Fredericton.

La ministre admet que le gouvernement fédéral empièterait sur les champs de compétence provinciale s’il finançait directement des cliniques d’avortement. Mme Hajdu a toutefois affirmé que les fournisseurs de soins de santé sexuelle et reproductive peuvent demander du financement fédéral pour aider les femmes à se déplacer pour se rendre dans une clinique d’avortement.

Le gouvernement progressiste-conservateur de Blaine Higgs a accusé Ottawa de tenter de faire de l’accès à l’avortement un enjeu électoral fédéral. Selon M. Higgs, le Réseau de santé Horizon _ qui couvre Fredericton – ne pense pas qu’il soit nécessaire d’ajouter des services d’avortement dans la province.

La ministre Hajdu a rappelé mardi que des organisations telles que la Clinique 554 peuvent demander une part de l’enveloppe de 45 millions $, annoncée dans le dernier budget fédéral, pour des soutiens tels que du matériel de formation, des activités de sensibilisation, des frais de déplacement et un soutien logistique pour les femmes qui ne pourraient pas autrement avoir accès à l’avortement.

Le docteur Adrian Edgar, directeur médical de la Clinique 544, a salué l’annonce fédérale, affirmant qu’elle aidera la clinique à démontrer aux Néo-Brunswickois les besoins en matière d’accès à l’avortement.

« Nous félicitons le programme des politiques et stratégies en matière de soins de santé de Santé Canada d’avoir appuyé cette équipe de chercheurs accomplis dans leur travail visant à améliorer notre compréhension du paysage unique de l’avortement au Nouveau-Brunswick », a-t-il indiqué mardi.

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