Le District scolaire francophone Nord-Ouest s’est donné comme objectif d’accroître de façon significative le taux de réussite en apprentissage et l’expérience de vie générale de ses élèves au cours des trois prochaines années.

Le DSF-NO a dévoilé, vendredi, les grandes lignes de son plan éducatif 2021-2024, soit le document de travail qui guidera les actions de l’organisation pour les trois prochaines années.

Ce plan – intitulé Que chacun soit un apprenant pour la vie – a été concocté par la direction du district en étroite collaboration avec le personnel enseignant, les parents, les enfants ainsi que la communauté.

Initialement, celui-ci devait être dévoilé en 2020, mais c’est plutôt la gestion de la pandémie qui a pris toute la place. Qu’à cela ne tienne, le district a profité de ce délai pour réajuster et même peaufiner sa vision, allant même jusqu’à forcer l’ajout de certains indicateurs, notamment les nouvelles technologies.

«La pandémie a eu un effet positif, soit qu’elle nous a forcés à voir toute l’importance du numérique dans nos actions quotidiennes. On a acquis des compétences à ce chapitre au cours de la dernière année et demie, et on ne veut pas que ça se perde. La technologie doit pouvoir bonifier l’apprentissage et l’expérience éducative dans nos salles de classe», estime le directeur général du DSF-NO, Luc Caron, qui perçoit le numérique comme un atout.

Sinon, le plan éducatif du district met l’emphase sur trois orientations précises, soit le mieux-être, la connaissance de soi et l’apprentissage.

La direction générale dit vouloir que l’élève se sente bien dans ses écoles, tant au niveau physique qu’émotionnel, qu’il exploite ses forces et se découvre des champs d’intérêt, et bien entendu qu’il développe des compétences et des aptitudes par le biais de l’apprentissage.

«Notre travail, au sein du district, c’est de s’assurer que les conditions soient optimales afin d’assurer l’apprentissage aux élèves. On veut que les jeunes soient heureux et qu’ils se sentent en sécurité dans nos établissements», exprime M. Caron.

Indicateurs

Le plan détaille d’ailleurs des cibles précises en ce qui a trait au cheminement des élèves à l’intérieur de ces trois axes. Ces cibles sont accompagnées d’une série d’indicateurs de rendement qui permettront au district d’en quantifier la progression d’ici la fin de l’exercice.
«On n’accepte pas le statu quo. On veut améliorer nos résultats d’ici 2024», indique le directeur général.

Ainsi, au niveau du mieux-être, le taux de réussite/satisfaction se situe actuellement à 81%. Le district aimerait faire grimper ce nombre à 85%.
Au niveau de la connaissance de soi, M. Caron admet qu’il y a du travail à faire, le taux de réussite/satisfaction étant de 67%. On aimerait faire passer ce nombre à 70%.

Selon M. Caron, des progrès sont souhaités notamment au niveau du sentiment d’appartenance, en ce qui touche l’appréciation de la langue et de la culture. Ce dernier veut également mieux outiller les élèves face à leur projet de vie-carrière.

«Autant les jeunes que les parents ont poussé un grand cri, à savoir que le district devait faire un meilleur travail afin de préparer les jeunes pour l’après-école, donc pour les études postsecondaires ou encore le marché du travail», souligne M. Caron.

C’est toutefois au niveau de l’apprentissage général où la barre a été levée de façon plus notable.

«On veut que nos jeunes puissent atteindre les exigences des différents programmes d’études. Avec l’ensemble des résultats recueillis – dont ceux des élèves aux évaluations provinciales -, on se situe actuellement à 74% de réussite. On veut continuer notre progression et on croit réaliste d’atteindre la cible de 80% d’ici 2024», affirme M. Caron.

Pour ce faire, ce dernier estime que le district devra notamment redoubler d’effort vis-à-vis l’enseignement de certaines matières, à commencer par le français (développement de la langue). Il cite en exemple la lecture au niveau primaire.

«On a de bons défis à relever de ce côté-là. On doit mettre des stratégies en place pour réduire les écarts que nous éprouvons tout de suite. Mais dans l’ensemble, on est optimiste de pouvoir atteindre nos objectifs d’ici les prochaines années», dit-il.

Un début positif

Bien que la rentrée scolaire ne soit jeune que de quelques jours à peine, M. Caron estime que celle-ci se déroule bien jusqu’à présent. Selon lui, les commentaires reçus jusqu’ici sont très encourageants. Les élèves seraient ainsi très contents d’être de retour à l’école, les plus jeunes en raison de l’abandon des classes bulles et ceux du secondaire – qui étaient à mi-temps en présentiel l’an dernier – en raison du retour en classe à temps plein.

«Oui, on a encore des mesures sanitaires à respecter, mais il faut comprendre que la pandémie n’est pas terminée et qu’il faut s’assurer de proposer un environnement sain à nos jeunes. Et c’est d’autant plus important qu’une majorité d’entre eux n’a pas eu l’opportunité d’être vaccinée. Ce que l’on souhaite pour l’année scolaire en cours, c’est de créer un environnement d’apprentissage le plus normal possible malgré toutes les distractions qu’on risque de vivre en raison de la COVID-19», explique ce dernier.

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