La Ville de Caraquet prend de grands moyens pour s’attaquer aux défis démographiques et de main-d’œuvre dans la municipalité. Lundi soir, le conseil municipal a donné le feu vert à la création d’une nouvelle commission sur l’immigration, le logement et l’emploi.

Les détails relatifs au fonctionnement de la commission et du mandat exact des deux commissaires seront dévoilés vendredi matin lors d’une conférence de presse au Complexe industriel du Grand Caraquet.

«Ça pourrait devenir l’initiative la plus importante du conseil depuis son élection. On prend les grands moyens pour résoudre un problème très à propos», a dit Bernard Thériault, maire de Caraquet.

Pour M. Thériault, la définition d’un nouvel arrivant est vaste. Il peut s’agir d’un jeune originaire de la région qui revient vivre à Caraquet après avoir habité ailleurs, tout comme d’un immigrant provenant d’un pays étranger.

«Pendant la campagne électorale municipale, la question de main-d’œuvre et d’attraction de nouveaux résidents et de familles à Caraquet a fait consensus et c’est l’un des plus gros problèmes auxquels on fait face», ajoute le maire Thériault.

Selon la municipalité, il faut attirer au moins 31 nouveaux arrivants par année pour maintenir une population de 4995 personnes en 2040. Il en faut au moins 50 pour connaître une augmentation de 0,5% de la main-d’œuvre disponible. Seulement 25% des immigrants francophones en Atlantique s’établissent en milieu rural.

Un montant de 100 000$, réparti sur deux années, a été mis en réserve pour les premières étapes de cet exercice, qui sera géré par l’agence de développement économique de Caraquet, AcadieNor.

Les prochaines étapes seront autant financées par la municipalité que par des subventions provinciales et fédérales.

«Ce n’est que le début. On n’arrêtera jamais de travailler là-dessus. Le 100 000$ permettra de payer les commissaires, des études, des conférenciers et ainsi de suite. On ne peut pas manquer notre coup», fait savoir M. Thériault.

«Il faut préparer nos commerces, nos entreprises en les consultant pour savoir ce qui leur manque et ce dont ils ont besoin. La population sera consultée pour s’assurer qu’elle est prête à accepter les changements, il faut faire un travail de conscientisation. Après, s’il le faut, on va mettre du monde sur le chemin pour aller chercher les personnes.»

«Comme ça fait partie du budget d’AcadieNor, ça ne touche pas aux finances de la municipalité, mais 100 000$, ce n’est que la pointe de l’iceberg de nos investissements dans ce dossier. Il y aura de l’argent à investir pour attirer les nouveaux arrivants, les intégrer et leur trouver du logement. Ça fait près de 30 ans qu’il n’y a pas eu de logements abordables construits à Caraquet», dit Marc Duguay, directeur général de la municipalité.

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