Quatre jours de classe. C’est tout le temps qu’il aura fallu pour que le virus de la COVID-19 se fraye un chemin à l’intérieur des écoles et perturbe la rentrée.

L’année scolaire n’est jeune que d’une semaine et déjà, l’enseignement est chamboulé dans plusieurs établissements du Restigouche.

Une éclosion de la COVID-19 suffisamment sérieuse frappe la région. On confirme des cas positifs au virus dans chacune des écoles de Campbellton, y compris le Collège communautaire.

On parle ainsi de l’école primaire Galion des Appalaches et de la polyvalente Roland-Pépin dans le secteur francophone, ainsi que des établissements anglophones Lord Beaverbrook (primaire), Campbellton Middle School (intermédiaire) et Sugarloaf (secondaire). Tous ces établissements ont fermé leurs portes mardi afin de procéder à un nettoyage en profondeur des lieux et de poursuivre le traçage des contacts afin de connaître l’étendue du problème. Seul le Galion a décidé d’ouvrir ses portes, à l’exception d’une classe, celle où un élève a été déclaré positif au virus.

Dans les écoles du Restigouche-Est du DSFNE, aucun cas n’a été déclaré pour le moment. Cela dit, par mesures préventives, on a tout de même jugé bon de resserrer les mesures sanitaires. On parle ici du retour du port du masque obligatoire en tout temps, y compris en salle de classe. Les seules exceptions sont la cour d’école et la cafétéria. Cette mesure sera d’une durée de deux semaines.

Sur le qui-vive

Cette éclosion de la COVID-19 préoccupe par ailleurs au plus haut point le maire de la ville de Campbellton, Ian Comeau.

«C’est inquiétant, car on parle cette fois de plusieurs jeunes enfants touchés, et plusieurs du niveau primaire, donc une population plus vulnérable puisqu’elle n’a pu profiter du vaccin», souligne-t-il.

Le conseil municipal se penchera par ailleurs sur la possibilité d’imposer des mesures plus strictes pour ses employés, comme la vaccination obligatoire, le port du masque et les tests de dépistage.

«Certaines municipalités dans la province ont opté pour cette solution, d’autres se dirigent vers ça également, et nous, on est rendu là. On ne le fait pas de gaité de cœur, mais c’est quelque chose qu’on ne peut prendre à la légère, surtout avec la présence du variant Delta et, on le voit actuellement, le nombre de cas à la hausse dans notre communauté. Il faut pouvoir être en mesure de continuer de fonctionner normalement, d’offrir les services à la population», souligne-t-il.

Ce dernier ne croit toutefois pas que la province doive songer au retour des postes de contrôle à la frontière afin de minimiser les risques de propagations du virus.

«Ce n’est définitivement pas la solution, on l’a bien vu par le passé. Le port du masque, la distanciation sociale, le lavage des mains et surtout la vaccination sont de loin préférables – et plus efficaces – que la fermeture du pont», souligne le maire.

Outre les écoles, l’éclosion actuelle de la COVID-19 au Restigouche force d’autres établissements à s’ajuster. Le Réseau de santé Vitalité a indiqué lundi matin que l’unité des soins de transitions était interdite temporairement aux visiteurs en raison de la présence de cas positifs à la COVID-19.

Dans la communauté autochtone voisine de Listuguj, le conseil de bande rapportait dimanche 26 cas positifs au virus. Un cas a également été confirmé à l’intérieur de celle d’Eel River Bar.

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