Trois sections syndicales de travailleurs du gouvernement provincial se sont prononcées pour le déclenchement de la grève, annonce le Syndicat canadien de la fonction publique.

Ces premiers résultats ont été dévoilés mardi après-midi à Moncton. Les membres de la section 1840 (sténographes judiciaires du N.-B.) ont voté à 96% en faveur de la grève. Cet appui atteint 83% chez les membres de la section 1866 (Travail sécuritaire NB) et 93% chez les membres de la section 5017 (employés du New Brunswick Community College).

Ces trois unités représentent environ 300 employés employés syndiqués.

«Ces membres envoient un message fort, et c’est un présage de ce qui est à venir. C’est aussi un examen cinglant de l’incapacité du gouvernement à reconnaître les travailleurs de première ligne», lance Stephen M. Drost, président du SCFP du N.-B.

«Les travailleurs de première ligne ont enduré tant de choses avec si peu de soutien, et il est clair qu’ils sont prêts à faire la grève si nécessaire pour que le gouvernement les prenne au sérieux. Des décennies d’augmentations salariales minimes ou nulles, ainsi qu’une crise majeure de recrutement et de maintien en poste, peuvent et doivent être réglées à la table de négociation par des salaires équitables.»

Au total, près de 22 000 fonctionnaires participeront à des votes de grève jusqu’à la fin du mois, à la suite de l’échec des négociations avec le gouvernement provincial.

L’équipe de négociation du syndicat confirme que d’autres votes de grèves se tiendront au cours des prochains jours. – Acadie Nouvelle: Simon Delattre

En mai, le regroupement syndical avait donné 100 jours au gouvernement de Blaine Higgs pour parvenir à un accord dans les négociations avec les sections locales dont la convention collective est échue depuis plusieurs mois, voire plusieurs années.

Le SCFP a demandé une hausse salariale de 5% par année pendant quatre ans au gouvernement provincial. Après plusieurs rondes de négociation, le gouvernement proposait plutôt 1,25% d’augmentation par an pour quatre ans, puis 2% par an pour les deux années suivantes, pourvu que le syndicat accepte de faire davantage de concessions.

Cinq autres sections locales du SCFP au Nouveau-Brunswick, qui représentent entre autres des travailleurs du domaine de l’éducation, des agents correctionnels, des travailleurs de la voirie et des conducteurs d’autobus, poursuivront le vote jusqu’à samedi.

Le conseil des syndicats hospitaliers du N.-B. et les travailleurs des collèges communautaires francophones, quant à eux, voteront plus tard en septembre.

«Si nous obtenons un mandat fort de ces sections-là – ce dont je ne doute pas – je crois que M. Higgs devra nous prendre au sérieux. Ces gens espèrent régler la crise à la table de négociation», souligne Simon Ouellette, porte-parole du SCFP.

Aucune rencontre entre les deux parties n’a eu lieu depuis le 3 septembre.

Selon la loi, une grève ne peut être déclenchée que sept jours après que la Commission du travail et de l’emploi du N.-B. a été avisée qu’une majorité des employés d’un syndicat ont voté pour la grève.

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