Les véhicules tout-terrain pourraient bientôt circuler librement dans toutes les rues de la Communauté rurale de Kedgwick.

Le conseil municipal a procédé, mardi, à la seconde lecture d’un arrêté à cet effet.

L’idée derrière cette initiative est de donner la chance aux citoyens d’accéder plus aisément aux sentiers, mais également aux commerces et aux autres infrastructures situés en plein cœur du village.

«Kedgwick est une communauté très rurale. Ici, il y a un VTT ou un Side by side (Côte à côte) pratiquement à chaque deux maisons. C’est un style de vie», explique le maire adjoint de Kedgwick et initiateur du projet, Cédric Léonard.

Selon lui, plusieurs propriétaires demeurent près d’un sentier – souvent à moins d’un kilomètre –, mais ne peuvent en principe s’y rendre directement avec leur véhicule.

«Il faut plutôt l’apporter avec une remorque, ce qui est une perte de temps incroyable quand on reste à quelques minutes à peine de là. Cet arrêté va donc simplifier bien des choses. Avec ce projet, les gens pourront partir de chez eux, emprunter les rues pour se rendre dans les sentiers, ou même à un commerce du village, au parc, etc. Ce sera beaucoup plus facile ainsi», dit-il.

Contrairement à d’autres communautés de la province qui ont autorisé les VTT sur quelques artères seulement, à Kedgwick, c’est l’ensemble des rues qui sont visées.

«On ne voulait pas privilégier une rue au détriment d’une autre et faire des mécontents. On a donc décidé d’aller un peu plus loin qu’ailleurs et d’appliquer la mesure à l’ensemble des rues de la municipalité», poursuit M. Léonard, notant que l’initiative sera certainement très profitable à l’industrie touristique de la région.

Mais attention, tout ne sera pas permis. Ceux qui songent à dévaler à pleine vitesse la rue Notre-Dame devront y penser à deux fois. Se basant sur la loi sur les véhicules hors route, le Village a envisagé une limite de vitesse stricte pour la circulation de ces engins dans les rues, soit un maximum de 30 km/h. Il s’agit d’une limite établie afin de limiter les risques d’accident et le bruit.

Il faudra également que les usagers se tiennent en bordure de la route, en files, afin de laisser la priorité aux autres véhicules (automobiles, camions lourds, etc.). Ceux-ci devront également être en règle, donc avoir un permis, être assuré et porter le casque lors des déplacements. À cela s’ajoute par ailleurs une autre spécificité, soit être membre d’un club fédéré et détenir un permis d’accès aux sentiers.

Selon M. Léonard, le club de VTT de la région a été consulté au préalable et aurait endossé le projet.

Comment est accueillie l’initiative? «Dans l’ensemble, la très grande majorité des gens l’accueille très bien», souligne M. Léonard, avouant par contre que quelques citoyens ont des réserves.

«On m’a mentionné qu’il avait déjà des problèmes de quatre roues qui se promènent dans les rues et qui font de la vitesse. Mais que l’accès soit là ou pas, ça ne va pas empêcher ceux qui ne respectent déjà pas la loi de faire à leur tête. C’est la même chose avec les automobilistes, il y a des cowboys partout», estime le conseiller qui croit d’ailleurs que la mise en place de ce projet pourrait avoir un côté positif au niveau du respect des règles.

«Ce projet ne sera pas un droit acquis, donc il pourrait être révoqué si on voit que ça pose plus de problèmes qu’autre chose. Du coup, les usagers voudront conserver ce privilège et parler avec les trouble-fêtes. Souvent, c’est la meilleure sensibilisation», estime M. Léonard.

La troisième et dernière lecture de l’arrêté aura lieu le mois prochain. Une fois lu, le projet sera officiellement adopté et entrera en vigueur.

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